mardi 2 mai 2017

Orages, Ô des espoirs!



20h06, même moi je n'y vois aucun rapport. Ce soir, ce n'est pas l'heure qui m'a poussée à venir. Simplement un désir nouveau qui m'envahit depuis samedi. Depuis mon dernier passage, chaque jour a amené une nouvelle phase, un nouvel état psychologique, de nouvelles déprimes et de nouvelles envies.
Et chaque jour, je n'ai pas prit le temps d'écrire. Ou du moins, presque pas, puisque j'ai retranscrit en transe certains instants sur les post-its violets qui peuplent mon bureau. A défaut des dates, j'ai la trace de ma bipolarité imaginative.


 Pour la première fois je vais dévoiler ici ce que je n'écris que sur ces notes éphémères, à l'état brut. Sachez que chaque fois, je suis parfaitement défoncée. Je ne suis pas sûre d'assumer. Enfin, d'assumer mes mots bien sûr, j'assume complétement d'être défoncée la plupart du temps, on a passé l'âge d'en avoir quelque chose à cirer. M'enfin, pour moi ça ne compte pas, je n'en ai jamais rien eu à cirer. Là par exemple je suis raide comme pas deux, et ça me va très bien. J'en ai pas à cirer de grand chose, si vous voulez tout savoir.



1. "Invisible Man - Kadebostany" pour petite voix.
Pourquoi mes proies ne m'aiment plus? Je suis presque parfaite, que leur faut-il de plus? La perfection? Qu'ils commencent je suis déjà bien sympa de la frôler. Merde.
Other people, rêves prémonitoires. J'aimerais ne plus jamais tomber amoureuse . Ou alors du bon. Sinon, plus jamais. Puisses-tu exaucer ma prière, Ô sublime Equilibre.


2.Oh putain les rêves bien bien pourris. Lâchez-moi fantômes romantico-diaboliques!
- Je peux le supporter, je peux le supporter, je peux le supporter, je peux le supporter, je peux le supporter...
- Mais oui, tiens reprends un anxiolytique, on verra ça demain.
- Oui madame.

3.Il n’est pas la bête, et je ne suis pas la belle. C'était pourtant joli comme tout dans mon crâne. J'offre mes larmes  à la Lune. S'y trouve l'amour à l'état pur.
 Prends mes larmes belle Lune, qu'elles t'inondent de la lumière qu'abrite mon cœur. Anne Sylvestre, la vie en vrai; + la chambre d'or pour la Lune.

4.Balthazar - Bunker
J'en ai besoin mais ne peux  le dire à personne. Il me manque. Terriblement ce soir. Ce connard de verseau de merde me manque atrocement. Si bien qu'il est plus que dur de ne pas le lui dire. Mais je tiens bon, sans savoir si c'est ce qu'il faut. Comment pourrions-nous savoir? Questions sans réponses.  Me rongent de l'intérieur de jours en jours. On est bourrées chérie. Fait chier, bordel.

5.On fait un aveu à la Nuit et le jour qui suit le soleil malgré les nuages s'est levé avec un cadeau. Elle est Rouandaise. Oui, "Elle" c'est dingue non? Moi qui pensais être devenue hétéro! Comme quoi la vie c'est juste un gros bordel. Par contre, elle s'appelle Christelle ça peut créer quelques bugs. Mais un avion de chasse pareil... Mannequin de 20ans. Et ce n'est pas tout, elle est scorpion! En gros, c'est Paul, en fille. #Allezonselafaitpourleplaisir #Pathologie #Nymphomanie

6. Il va falloir que j'écrive. Tout est différent, et j'ai peur, et c'est génial. Je vis déjà un rêve, grâce à une imagination maladive. Au secours, je le veux lui et pas un autre. Depuis deux jours je suis totalement incapable de me concentrer, partout où je regarde, je le vois, je le sens, et plus encore, je l'imagine, je rêve. Au secours, je m'emballe au secours!
- 48 à tour de contrôle demande de l'aide pour ne pas s'emballer!
- Tour de contrôle à 48, mission impossible il est trop parfaiiiiiiiiiiiit
- Oh putain la tour de contrôle est perchée on va s'emballeeeeeeeeeer
Putain ça recommence. ENCORE?


Voilà. Le dernier date d'hier. Je l'ai relu en allumant mon ordinateur tout à l'heure, et j'ai tellement ri que je me suis dit que j'allais ressortir ça.
Mes aïeux.
Je craque.
J'adore.
Je le connais à peine mais déjà il dépasse de si loin les autres qu'il va avoir droit à ce qu'ils n'ont jamais eu. Les autres là, les pas bons, les pas élus, les connards, si vous préférez.
Lion, 32 ans. Blond grisonnant aux yeux d'un bleu dingue. Sourire Colgate. Guitariste, chanteur. Drôle. Sexy à mourir. Légèrement junkie mais pas trop. Posé. De l'ambition. Un bon grain de folie. Du caractère. Une peau des plus douces. Sérieux. Aventurier. Amoureux de la langue française. Masse divinement bien. Sent divinement bon. A tendance à se cogner et à renverser son verre. Tendre. Moqueur. Généreux. Gueule d'ange. Lumière. Et j'en passe.
Pour l'instant, la perfection.

Dire que je l'avais remarqué depuis 3 mois dans le bar où je bossais, et bien figurez-vous que lui aussi. Le hasard nous à réuni samedi soir dans ce bar, le destin s'il y en a un. On a passé la nuit à faire de la musique, à se charrier, à rire, à se câliner, s'embrasser. Sans même coucher ensemble. C'est bien la première fois que ça m'arrive. Et c'est génial, c'est mieux encore, finalement. Le lendemain, c'était reparti pour les rires, la musique. Il s'en est allé, m'a laissé son numéro, m'a embrassée sur le front et dit qu'il avait hâte de me revoir d'un sourire timide.
Et depuis dimanche soir, je ne pense plus qu'a ses bras, son sourire, ses lèvres... J'ai du mal à ne pas en parler autour de moi parce que j'ai l'habitude de m'emballer rapidement, très rapidement. Mais chaque fois c'est plus grand, plus beau, plus pur. Je me rapproche peu à peu de l'Elu et je m'en fous si ce n'est pas lui je ne peux m'empêcher d'en douter tant il répond pour le moment à tous mes critères de perfection sur mesure. Il me regarde et j'oublie le reste du monde, même vous!
Il a l'air tellement bien ce mec, je n'ai jamais vu ça.

- Il m'a redonné mes 8 ans en seulement une nuit, la vie est si folle qu'elle l'est plus que nous!
- Je peux te dire que celui-là, il est hors de questions de le laisser passer.
- Il va tomber raide dingue de nous.
- Tout à fait!
- On est la femme de sa vie!
- Si ça s'trouve!

Alors que dire, je me perche toute seule la tronche avec son souvenir. Hm... Délicieux... C'est la merde, et j'adore ça. Je suis complètement masochiste. Et romantique. Et tarée. Et voilà je recommence à rêver, comme quoi on est toujours capables de s'enflammer, même après les pires histoires vécues.  Dire qu'avec lui je me suis sentie tellement bien que j'ai réussi à jouer de la guitare, et chanter mes compositions secrètes.
Cette nuit, j'ai même pas eu peur de l'orage.

La vie c'est dingue, la vie c'est fou quoi. Tout va trop vite. 
Névroses obsessionnelles...



Oh putain  20h48! Juste quand j'allais te faire une prière.
 Je prends ça pour un encouragement, mon Amour. 


 Ô sublime Équilibre, 

Puisses-tu m'offrir l'amour de cet ange, 
Ne serait-ce qu'une autre nuit dans ses bras, 
La vision de son sourire, 
Le son de sa voix...

Puissions-nous partager notre monde,
Ne serait-ce qu'un bout de canapé, 
Un bout de conversation,
Un bout d'instant hors du temps...

Permets-moi encore je t'en prie, 
De me serrer contre lui, 
De trembler encore sous ses caresses,
De vibrer à la vue de ses canines...

Je ne demande pas la Lune, seulement les étoiles... ♫

Ô mon Amour,  

 Si je suis la Bête qu'il soit ma Belle,
J'aimerais lui offrir ma Lumière
 Et chanter encore avec lui 
Les paroles d'Anne Sylvestre.

Ce rêve est si doux à mon âme
Que je veux le vivre encore et encore.
Et ne jamais,
Ne jamais plus me réveiller...

Salut & Liberté.






J'aime Les Gens Qui Doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J'aime les gens qui tremblent
Que parfois ils ne semblent
Capables de juger
J'aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas comme il faut,
Ceux qui, avec leurs chaînes,
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n'auront pas honte
De n'être au bout du compte
Que des ratés du coeur
Pour n'avoir pas su dire
"Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur"

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime les gens qui n'osent
S'approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n'être
Qu'une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme,
Les daltoniens de l'âme,
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l'Histoire
Leur rende les honneurs

J'aime leur petite chanson
Même s'ils passent pour des cons

J'aime Les Gens Qui Doutent
Et voudraient qu'on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu'on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu'on leur dise que l'âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu'on les remercie
Qu'on leur dise, on leur crie
"Merci d'avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu'elles ont pu".



Le hasard m'amène sur une chanson et réveille l'interdit. Alors Équilibre, j'espère que tu comprends les dérives de mon cœur, y coule un vide vieux comme le monde.  Bien sûr, je suis hantée, je pense ne jamais cesser de l'être, je suis partie bien trop loin. Cela n'entache en rien mes nouveaux désirs, seulement une vieille épine que j'aimerais voir partir grâce à eux. Je suis fatiguée de trainer ma peine, pressée d'offrir ma lumière. J'aimerais tant me dire que je m'étais trompée, que l'élu est bien ailleurs, pour enfin guérir. Que ce soit ce petit Lion ou non, que l'élu existe ou pas. Je ne demande qu'à être la bête que je pense être, celle que je mérite.

Alexandre
Je donnerais toute ma vie
Pour une cendre
Rien qu’une cendre de ta Lucky


Alexandre
Tu es ma Californie
Tes mots tendres
Nagent dans mon bikini


T’es mon blasphème
Ma plus belle insomnie
Mais te dire je t’aime
 
Je sais, m’est interdit
T’as beau être odieux
Tu es mon Dieu

Alexandre
À tout à toi je dis oui
Car à tout prendre
J’préfère l’enfer au paradis


Alexandre
Fais de moi ton Alexandrie
Tu verras je suis tendre
Tendre comme la Californie

T’es mon blasphème
Ma plus belle insomnie
Mais te dire je t’aime
Je sais, m’est interdit
T’as beau être odieux
Tu es mon Dieu


Alexandre
T’es mieux qu’un disque inédit
Et j’aime t’entendre
Car Alexandre
C’est joli



Oh Putain un message, imaginez que ça soit lui. Oh putain 22h48! Oh putain c'est lui! Oh putain rencard vendrediiiiiiiiii !
Oh putain. Comment je m'habille?!! Oh putain, oh putain, oh putain!
Merci. Merci merci (...) merci merci merciiiiiii...♫
Aaaaaaaaaah putain, merci !




Pour toi, Equilibre, mon Amour,  que je chante Anne Sylvestre,

Quand je t'aimerai trop pour encore le dire
Quand je l'aurai tant dit que les mots seront morts
Et quand je connaîtrai tes mille et un accords
Quand tu sauras par cœur mes mille et un sourires

Quand pour tenter de dire encore que je t'aime
Il ne me restera qu'à me noyer pour toi
Pour un geste nouveau que tu n'attendes pas
Pour que la vie, un peu, surpasse les poèmes

Change-moi de pays
Change-moi de tendresse
Change-moi cet amour qui s'endort
Et trouve-moi plus belle encore que les princesses
Dormant dans leur chambre d'or
Dormant dans leur chambre d'or

Mais quand je t'aimerai bien moins que les nuages
Quand je préfèrerai les vagues à tes mains
Le sable à ta chaleur, quand je dirai "demain"
Et quand je deviendrai comme le vent sauvage
Quand je préfèrerai poser mes mains dans l'herbe
Plutôt que les laisser rêver dans tes cheveux
Quand un ciel gris me plaira plus que dans tes yeux
Ce mélange incertain de tranquille et d'acerbe

Change-moi de pays
Change-moi de tendresse
Change-moi cet amour qui s'endort
Et trouve-moi plus belle encore que les princesses
Dormant dans leur chambre d'or
Dormant dans leur chambre d'or

Quand je t'aimerai tant que, pour être un peu tendre,
Il me faudra chercher des mots plus grands que nous
Qu'il ne nous restera qu'à tomber à genoux
Alors, je t'en supplie, refuse de m'entendre
Si je m'accroche à toi, emploie la violence
Si je me jette à l'eau, ne viens pas me chercher
Notre amour n'a besoin de feindre ou de tricher
On dirait, à le voir, que tout juste il commence

Donne-moi ce pays
Donne-moi la tendresse
Laisse-moi cet amour
S'il s'endort
Et vois, je suis plus belle encore
Que les princesses
Bâtis-moi ma chambre d'or
Bâtis-moi ma chambre d'or
Bâtis-moi ma chambre d'or




vendredi 31 mars 2017



04h48, dans mon monde, comment ne pas prendre le temps d'écrire. Pas sûr que ça soit une bonne idée., mais il faut bien que je vous le dise, même si vous n'êtes que des psys imaginaires et que maintenant, j'en ai un de bien réel. Mais, ne laissons pas l'imaginaire de côté, question d'équilibre, du moins l'intention y est. Elle n'est que ça d'ailleurs, Équilibre.
On va commencer par dire que je me sens en cet instant...vraiment bien. C'est foufou. Ai passé la soirée à m'enivrer de champagne, et de Champagne. Et ouais ma gueule. A l'ancienne.



Je vous vois venir, a vous exclamer : "Deux fois dans la semaine, pour quelqu'un qui a tout arrêté, wtf?"
The fuck is que depuis ce début de semaine, j'ai le sentiment qu'une nouvelle vie -encore- commence!
Et oui, aujourd'hui, le 48 m'a incitée à laisser une trace -mauvais jeu de mot accepté parce que je suis en révolution-, une trace sur cette page immaculée.
Aujourd'hui, tout est différent. Je parviens pour le moment à prendre sur moi ce bon vieux Sheitan qui me tanne, et si mes calculs sont bons, l'alprazolam agira avant qu'il ne parvienne à me tanner. *croisons les doigts*
Et puis après tout, qu'il me tanne puisque c'est son rôle lorsque je savoure les bienfaits de sa débauche.
Je me lèche les babines, y récupère au passage les restes de délice. Oh comme il est bon de retrouver ce parfum après l'abstinence. Je jubile, peu importe les probables minutes d'angoisses qui vont suivre, l'immense plaisir des retrouvailles en valait la peine. Mon Dieu que j'aime ça. Je l'assume pleinement, n'ai aucune honte en cet instant. Simplement, le plaisir d'être libre. Et aujourd'hui, toutes les raisons me poussent à cette symbiose jouissive.
Liberté. Depuis quand ne nous étions pas retrouvées?
Cela fait maintenant quelques jours que j'ai quitté mon verseau, il ne mérite pas d'un long paragraphe, ou en tous cas je ne pense pas. Même s'il va -j'imagine- peut-être falloir en reparler si le deuil est fait de travers -ce qui me connaissant, est crédible-. On va alors en cet instant résumer, en disant que c'était un lâche, j'ai envie de dire, c'était un con, clairement pas "l'Elu". Et malgré moi, c'est -même si je ne suis pas sûre de l'assumer dans le blanc des yeux- ce qui me donne réellement envie de m'accrocher, la seule chose si ça se trouve qui me fasse encore rêver : trouver l'Elu. Et je n'y peux strictement rien, cette quête folle est, il me semble, la seule chose qui dans le plus profond de mon âme est constant. C'est presque un devoir de raison d'être. Le fil conducteur de toute une vie.

Deux jours de déprime, déception oblige.
Mais l'annihiler de ma vie me fait prendre conscience de mes réels désirs.
Nota benne instantanée : changer de sujet parce que mine de rien, se concentrer sur un moment négatif me donne l'atroce envie de me plonger dans un saladier et que c'est impossible, réserves écoulées. Mais je vais ce soir tout faire pour supprimer cette sensation plus que désagréable. On respire un grand -le plus grand possible pour ne pas en perdre une miette- et on continue. On continue, on continue.
Un plaisir maximum ce soir grâce à une longue abstinence. Ce qui ne change pas, et j'imagine que ça ne changera jamais, c'est cette frustration de ne pas avoir accès à l'abondance.
Aller, une grande inspiration, je suis bien plus forte que ça, il suffit d'y croire. Là est le secret, dans la croyance. Dire qu'il n'y a plus d'alcool. Mais il y a toujours une alternative, alors je vais me rouler une amie si grande qu'elle prendra le dessus, renversera la situation.

Quand je pense qu'à la base je ne voulais écrire que deux-trois lignes, voilà que je m'emballe. Ça ne sera pas la première fois que je me dis deux-trois lignes et que le résultat n'a rien à voir. J'ai soudainement envie de supprimer cet article.

- De toutes manières, il n'y a plus rien, alors tu vas bien devoir faire avec cocotte.
- J'inspire une dernière fois.
- Regarde toi, à écrire plus vite que tu ne penses, change de cap avant le déluge.
- Alors c'est maintenant, qu'il faut changer de dimension?
- Question rhétorique,  roule ma poule.
- Opération extinction des neurones...

- Impact imminent.
- 5h. Tu parles bien trop vite. Alprazolam pétard, et de suite. Non négociable.
- Ok darling mais ça va partir en cacahuète.

"Cacahuète", sympa ce mot.
- Tu ne peux rien dire, j'ai attendu six taffes avant de parler.


Merde, j'allais me moquer de toi, ma petite voix, et ton programme me cloue le bec. Tu m'as couchée vieille folle.

Et paf la licorne.


Toi l'Equilibre, simplement, merci.



-

vendredi 17 mars 2017

"Nul n'a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l'Enfer." Artaud.




Lorsque je vous dis que je suis à jeun, vous pouvez en conclure que je vous prends pour des cons.
Là, par exemple, je suis à jeun.

Bilan des 12 derniers jours, pourquoi 12? Parce que c'est le pendu et que je fais ce que je veux.  Nous avons donc, 205mg de Seroplex, 40mg de Stilnox, 225mg d'Alprazolam, quelques traces de champagne, et une quantité impossible à calculer de Prazepam -puisqu'il y a trois boites d'entamées-, une quantité conséquente de THC, et un peu d'alcoolisme.
Pourquoi l'avouer? Tout simplement pour ne pas me le cacher. Le 27, je le leur dirai, tout ce que je bouffe. Même s'il y a de fortes chances pour que je nie tout en bloc.



- Je vais affirmer une chose un soir, et le lendemain prôner son contraire, finalement, je ne fais que mentir.
- Mais lors de tes affirmations, chaque fois tu es sincère sur le coup non?
- Toujours, du plus profond de moi-même.
- Alors tu ne mens pas chérie, tu es bipolaire.
- Mensonge!



Pourquoi ces dérives? Pourquoi je n'arrive plus à dormir seule? Parce que j'ai peur. Peur de quoi? Aucune idée. Des vagues d'angoisses et visions d'horreur qui me traversent régulièrement l'esprit peut-être. Peur que mon verseau m'abandonne, peur que vous le fassiez aussi. Si ça se trouve je suis juste traumatisée.


" Et le corbeau, immuable, est toujours installé,
toujours installé sur le buste pâle de Pallas,
juste au-dessus de la porte de ma chambre; 

et ses yeux ont toute la semblance des yeux d'un démon qui rêve; 
et la lumière de la lampe, en ruisselant sur lui,
projette son ombre sur le plancher; 

et mon âme, hors du cercle de cette ombre qui gît
flottant sur le plancher, ne pourra plus s'élever,
- jamais plus! "






I been looking at the stars tonight
And I think oh, how I miss that bright sun
I'll be a dreamer 'til the day I die
But they say 'oh, how the good die young'
But we're all strange
And maybe we don't wanna change
I got guns in my head and they won't go
Spirits in my head and they won't go

I spent a lot of nights on the run
And I think oh, like I'm lost and can't be found
I'm just waiting for my day to come
And I think oh, I don't wanna let you down
Cause something inside has changed
And maybe we don't wanna stay the same
I got guns in my head and they won't go
Spirits in my head and they won't go
But the gun still rattles

And I don't want a never ending life
I just want to be alive while I'm here
And I don't want to see another night
 
Lost inside a lonely life while I'm here



- Tu voulais que je leur dise la vérité, c'est chose faite.
- C'est un bon début, je vais te laisser tranquille quelques temps.
- Non, je t'en prie, reste avec moi. Moi qui ne suis qu'anxiété, angoisse, déséquilibre, instabilité, débauche et folie. Tu es ma force, ma réalité et mon imaginaire, mon psychiatre, ma meilleure amie, ma seule chance de m'en sortir.
- Je serai toujours là, je suis toi.
- Et si j'étais Yulia?
- Alors je te tuerai.
- Peux-tu me tuer sans te tuer?
- On s'éparpille.
- Toujours.



You are a fairytale
Don't you wanna stay ?
You are a fairytale
I hope that you don't run away
We should run away
I can hear them tapping on the ground
Where do we wanna go ?
I know an ambush where we won't be found
And so we went to the place, honey
Listening to the all-night-singing-sweet-melodies-fairy trees
And there was no better place to be
And so we took off to the moon
And all the shining lights
In the night



Aujourd'hui, j'sais pas bien qui je suis. J'ai l'impression d'être un sachet de cachets. Je me rapproche du fond à la vitesse de la lumière, plus ou moins consciemment.
Aujourd'hui, je n'ai encore rien avalé, alors je m'en rends compte. D'ailleurs, ça ne va pas tarder, je recommence à paniquer. Voilà on y est, je vais bouffer du prazepam, et dans quarante minutes je pourrai enfin relâcher la pression. Ça y est, c'est dans mon estomac. Je me doutais bien qu'en parler réveillerait la terreur, et c'est le cas. Ma vision se trouble, mes mains tremblent, mon dos aussi, viennent les bras, puis les jambes. Je panique. Il n'y a plus qu'à attendre trente-huit minutes. Et tout ira bien. Voilà, c'est ça, juste quelques instants et mon pouls ralentira, mes muscles se relâcheront. Je me sentirai bien, presque en sécurité, j'étendrai mon linge, me ferai à manger, mettrai dans ma poche un joli cachet bleu (parce qu'on est jamais sûr de rien tant qu'on l'a pas dans la poche) et retournerai travailler au bar, en arrivant j'avalerai un shooter de Sailor Jerry discrètement, puis un second avec mes collègues. A 1h, j'allumerai la lumière rouge qui ravira tout le monde, créant cette atmosphère de débauche tant appréciée par le commun des mortels, et des autres. Je serai détendue, entourée, protégée, sereine. Alors je ferai mojitos, caïpirinhas, servirai des litres de bières, de vodka, de whisky, de rhum aux clients du soir, certains m'offriront des shoots, ou bien leur numéro de portable sur un dessous de verre, et c'est mérité, j'ai mis mon plus beau décolleté. J'enverrai au Diable les plus lourds, et rirai de leur ivresse avec mon collègue Cancer, puis nous rirons de la notre. 
A 2h45, j'allumerai la lumière blanche qui fera rager la viande saoule afin qu'elle s'en aille. A 3h du matin, je m'enfilerai quelques shooters avec mon collègue Capricorne qui est lui aussi sous traitement, avant d'attaquer le ménage. Vers 4h, nous trainerons ensemble devant un dernier verre et quelques joints. Vers 5h, je rentrerai chez moi ma lacrymo dans la manche -prête à attaquer-, finirai le mégot de pétard puisqu'il ne me restera plus que ça à fumer, prendrai 20mg de seroplex, peut-être un stilnox ou un alprazolam pour chasser la solitude et pouvoir dormir. Puisque mon verseau n'est pas là du week-end et qu'il faut que je survive sans ses bras magiques.


 You are my whiskey
I'll make you mine
I can just taste it

All of these shot boys think I'm divine
But I don't want to waste it

They're like a second, but you're like a day
Yeah I used to hit it then go on my way
Boy I get so tipsy with you on my mind
Yeah I like the whisky with my nursery rhyme

Throw it back
Sip it slow

You're on the top shelf
And I'm looking up
Perfectly crafted

Bartender tell me
What's in that cup
Yeah I got to have it

I know you won't burn when I drink my glass
I know how to drink it I learn pretty fast
So take me to bed, babe, and I'll close my eyes
Yeah I like the whisky with my lullaby



Le temps s'est écoulé, voilà bien une chose qu'on ne peut pas lui enlever. Avec lui, mon cerveau imprégné de la molécule. Et maintenant?
Muscles relâchés, tachycardie maîtrisée, panique mise en boîte.
Je passe ma langue sur mes lèvres, lèche une solitude au goût de sel. Mais. Mais dans 3h, arrivera enfin l'heure d'aller bosser, et je serai une machine de guerre, tel est mon dessein.






samedi 11 février 2017

" L'expérience n'est pas ce qui vous arrive, c'est ce que vous faites avec ce qui vous arrive."-Aldous Huxley


- Tiens ouvre la bouche et mange ça.
- C'est quoi?
- Du shit. 
- Bah pourquoi?
- Ils nous empêchent de fumer, on va l'bouffer!


 - Ça y est on parle plus que par langage des signes?
- C'est un code.
- Un code qui dit que t'es bourré?
- Ouais et aussi que je t'ai resservi un shooter.
- J'ai déjà 4 verres de trop pour mon médoc !
- Allez c'est rien boit ça!

- Tiens goûte.
- Ah non que le dimanche maintenant.
- Allez quelques taffes!



Légers frissons cérébraux, l'angoisse se réveille. On respire, on accepte l'état second. L'état second est mon ami, et je me le répète en boucle. Tout va bien, on respire, et on attaque la serpillère. Et on remarque qu'il n'y avait pas lieu d'avoir peur, on assume, on s'amuse, on profite.

- Regarde et devine ce que je mime. Indice, c'est un truc dont j'ai besoin.
- C'est sexuel?
- Une balayette!!
- Putain mais vicieuse ta balayette!

Ce soir mon collègue de 53 ans m'a littéralement défoncé le crâne en pleine soirée blindée de clients. 5h de boulot intensives à s’exploser les neurones secrètement. On s'éclate. Super signe le Cancer.

- Aller je vais me coucher.
- On fait une bonne équipe.
- C'est un plaisir.




Sur le chemin du retour, j'éclate de rire jusqu'à en verser une larme, c'est improbable.  En face, une voiture vide s'allume. Un horodateur me double sans prévenir. Je ne sais pas si c'est à cause de la pleine Lune, mais dehors... La rue est folle.

Voilà, c'est tout. 





Ce soir, je me suis changée en loup, et j'hurle mon amour à la pleine lune.
Pour aller plus loin, plus près, voici mon offrande. 


dimanche 5 février 2017

“L'ironie est toujours une bonne garantie d'hygiène mentale.”




Sur le chemin du retour. Sous la pluie. Est-ce une grosse pluie, ou bien simplement une petite averse? Suis-je presque mouillée, suis-je trempée? Je dégouline, enfin je... crois? Le retour me semble une éternité, je marche trop lentement. Pourtant, j'ai l'impression de courir. Je dois aller vite. Vais-je vite? Je n'ai qu'à accélérer encore, mais impossible, impossible de savoir, si mon esprit contrôle mon corps. Le fait-il encore? Dissociations, dialogue de sourd, parallèle dialectique aigu. Parmi ce fouillis, une seule vérité absolue. Je suis parfaitement stone.
Et soudain je me rends compte que la chanson Yulia tourne en boucle dans ma tête. C'est elle qui me rend visite, fidèle amie, l'éternelle ironie.
- Bonjour ma belle.
- Bonjour mon amour.
- Elle ne nous répond pas.
- Tu sais si je lui dis "bonjour", "on" lui dit "bonjour". Donc tu n'as pas besoin de le dire.
- La vérité par l'absurde.
- Bel hommage à l'ironie.
- Offense à la sobriété.
- L'absurde revient en force.
- La défonce domine.



Est-ce qu'elle domine? Évidement. Elle est énorme. Est-elle si grosse? Ou bien simplement un petit coup derrière les carreaux? Ou bien l'abstinence de ces derniers mois fausse mon analyse. Oui ça doit être ça. Comment puis-je me retrouver dans un état pareil?  Ça fait beaucoup de questions non? Je n'ai fumé qu'un simple joint. Peut-être est l'immense fatigue. Le seroplex, les quelques verres de Bailey's. Ou alors je suis tombée sur un truc dingue, à l'incroyable pouvoir psychédélique.  Il est impossible, impossible de le savoir. Une seule vérité, persiste. Je suis parfaitement stone.



Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de mon partenaire de vie. (http://www.espritsciencemetaphysiques.com/ames-soeurs-des-partenaires-de-vies.html)
 C'est évident, tout s'éclaire. Tout est différent. Rien d’irrationnel. La différence entre âme sœur et partenaire de vie. Je vais me faire le plaisir foufou d'avaler un prazépam  pour m'endormir comme un bébé devant des épisodes de scrubs.
Aujourd'hui, j'avais envie d'écrire. Pas comme tous ces derniers mois, où je me sentais poussée à le faire, où j'en étais malgré moi, forcée.
Aujourd'hui, écrire n'est que plaisir. mes doigts galopent avec entrain sur le clavier et s'amusent à suivre le fil de mes pensées enfumées. Je suis à la fois complètement défoncée, rationnelle, et fan de la réalité, de mon verseau,du programme de la journée de demain, de mes chats sublimes, de ma vie, là, tout de suite. D’où la joie d'écrire, clouant le bec du cercle vicieux en refermant la boucle. Ça semble absurde, c'est pourtant réel. Ce que je l'aime, l'amour que me procure l'ironie.
Alors vous qui êtes mes psychanalystes imaginaires, il fallait que je vous le raconte.


- Bonjour. 
- Cercle vicieux.
- taquineries schizophrèniques.
- Joli délire.
- Bonne nuit vieille folle.
- Moi aussi. 



Aujourd'hui peut se la raconter, il est spécial.  
I don't wanna sleep, I just wanna keep on loving you... ♫

"L'ironie du sort, c'est la face cachée de notre destin."

 


lundi 9 janvier 2017

"Entre passion et mauvaise conscience, comment faire de la vie un rêve joyeux malgré la folie?"



- Bonsoir Solitude, bonsoir Yulia.
- Elle ne te répondra pas.
- Mais qui es-tu réellement?
- Pas elle.


18h14, pas besoin de tirer le 48 par les cheveux pour le voir ou vous êtes de mauvaise foi.
Je viens de rentrer chez moi, après une semaine passée à regarder l'être que j'aime le plus sur Terre mourir. C'est étrange la vie, non? Ça vous donne de l'or avant de vous le reprendre. L'Ankou ne l'a pas encore eu, c'est une question de temps. Ce temps qui ne se gène pas pour passer comme bon lui semble comme à son habitude. Le temps m'emmerde. Il m'emmerde mais me pousse à agir, à dire ce que j'ai sur le cœur avant qu'il ne soit trop tard. Alors je lui ai dit à mon Pape, à quel point je l'aimais. Je le lui ai écrit. Résolution de 2017, dire à tous ce que je pense. J'ai même fait un câlin à ma mère. J'essaie d'être plus tactile, plus humaine.
Samedi Sheitan m'a tannée d'une manière originale, en me mettant un chanteur au sex-appeal incroyable sous le nez (il a toujours cette fâcheuse tendance à me mettre des choses sous le nez). Figurez-vous que je lui ai tapé dans l’œil, à ce joli rockeur, mes aïeux, quel test pour mon couple! Et ce n'est pas fini, il va probablement venir jouer dans le bar où je travaille. Vous le verriez, un cliché de ce qui me fait fantasmer, et qui me drague en plus. Je le perturbe, s'il savait comme j'avais envie de le dévorer. Mais j'ai résisté à la tentation, Dieu que j'en suis fière. Vous pourrez tout me reprocher, mais il est clair que vous ne trouverez jamais plus loyale que ma personne. Mon ascendant Bélier m'en veut de ne pas avoir craqué, et boude dans ma... mâchoire? Bizarre. T'inquiète pas ma p'tite brebis -oui maintenant on se donne des petits noms-, il est en tête de liste si on se fait larguer.



Dans le covoiturage du retour, (non je n'ai toujours pas récupéré ma voiture que j'ai évidemment baptisée Giullietta, parce qu'elle est faite de la même matière que les rêves), en demi sommeil, il a suffit d'une chanson pour réveiller ce petit creux dans mon palpitant. On dit la vérité en 2017, rien que la vérité? Et par où commencer? J'ai souvent l'impression de ne faire que mentir. A moi, à vous. Seule ma voix intérieure -qui du coup n'est pas Yulia- connait la vérité. Lorsque je laisse mes pensées défiler, elle m'en dévoile les secrets. Des secrets que je préfèrerais parfois ne pas connaître. Mais rien à faire, quand elle parvient à se faufiler à travers mes pensées, c'est un calvaire de la stopper. C'est à la fois insupportable et addictif, une vraie saloperie. Personne ne sait, ce qu'elle cache, pas même S'plinn qui pourtant ne répèterait rien. Je n'assume pas tout.  Parfois je me dis que je devrais en parler à mes confidents, mais je change d'avis, me disant que cela doit se voir gros comme une maison. Mais non, l'expérience à prouvé que j'étais un bloc de pierre, personne ne s'en doute, dit ma voix. Je suis plus que bien entourée, mais personne ne sait, non.
Personne ne sait comme je me sens seule.
Personne ne sait comme ce que je cache me ronge inconsciemment de l'intérieur.
Personne ne sait parce que personne ne pourrait comprendre.





Je ne saurais même pas l'expliquer. Par où commencer, dans quel ordre placer mes sentiments, quels sont-ils d'ailleurs? Où ça mène et à quoi bon? Ce qui n'a plus d’intérêt direct ne me concerne plus, le bélier grandit en moi et fait le tri dans les méandres de mon labyrinthe cérébral. Et demain, je dois aller prendre rendez-vous chez une psy toxicologue.

- Qu'est ce qu'on va lui dire?
- La vérité.
- Laquelle?



"Bien sur que je ne me livre pas, je suis malade, je suis givrée. Tu te rappelles l’autre jour quand tu m’as dit que j’avais du vomis sur moi, j’ai pleuré dix minutes et je pleure encore toutes les demi heures en y repensant. Je suis bourrée de complexes. J’ai des crises de panique, je suis claustrophobe, hydrophobe, phobiphobe, je parle toute seule, je parle à mon chat, je parle à 3 psychiatres différents pour leur dire que souvent mon chat me répond avec la voix de ma mère, et hier encore quand cette espèce de pétasse d’infirmière t’a tendu cette paire de gants en latex, j’ai failli tuer un patient que j’étais en train de recoudre parce que je n’arrêtais pas de vous imaginer en train de faire l’amour sur une pile de steaks. Pourquoi une pile de steaks ? Parce que mon père a trompé ma mère avec la bouchère. Ça y’est je viens de t’en donner la preuve, je ne suis pas nette. Voilà, je me suis livrée, ça te plaît ?"

C'est une réalité, j'ai des problème de... réalité. Oui, d'imaginaire surtout, ne me brusquez pas, je n'sais pas encore si je vais en parler ou pas. Parfois j'ai le sentiment que Sheitan pleure en me regardant partir. Je sais que c'est impossible. Parce qu'il s'en fout principalement, mais ce n'est qu'une supposition. T'as des séquelles toi? Moi, plein. Je te parle comme si t'existais pas, je le fais régulièrement, ça fait partie du problème. Et toi, tu pleures mon absence? Bien sûr que non. Et merde je recommence. Le séroplex fait son effet et me fait parler, j'avais oublié cet effet secondaire. Et je crois que j'ai de la fièvre, sûrement la grande sinusite de la nouvelle année.



Je crois que j'ai trop d'amour en moi. C'est de pire en pire en m'écartant de Belzébuth et c'est intenable. J'aime trop de gens, faiblesses supplémentaires. Rajoutez avec ça que ceux que j'ai aimé un jour, je les aimerai toujours. Ça fait du monde, et certains prennent plus de place que d'autres. Genre toi. Et pourtant je ne peux pas culpabiliser, l'amour que je ressens pour mon verseau est bien réel. Alors j'imagine que c'est l'amitié qui me manque chez les absents. "Au cimetière de nos rêves, tant de tombes à fleurir..." Oui bon, à dire vrai y'en a qu'un qui me manque vraiment, ça n'est un secret pour personne. Ah, si, c'est un secret pour tout le monde.

 “On confond facilement l'amour de la vérité et l'amour de sa propre vérité, c'est-à-dire l'amour-propre, réducteur de vérité.”



 Tu as toujours été mon secret, depuis le début, depuis plusieurs vies je pense. La période où l'on ne se voyais plus, j'avais déjà ressenti cette solitude particulière. Qui ne se sentirait pas seul sans son ami imaginaire? Question de logique, dans le crâne d'un fou. Je pense à toi de temps en temps, tous les jours peut-être, là n'est pas la question. Et c'est pas faute de t'avoir foutu dans une boîte, mais tu n'as jamais voulu tenir dedans, c'est pas aujourd'hui que ça va changer. J'ai pourtant jeté le Diplomatico dans un geste solennel, j'ai brûlé ton caleçon au lance-flamme à la pleine lune (j'ai fait une vidéo souvenir, parce que je suis dingue) et j'ai même fait le rituel des petits bonhommes et des fils coupés. Avec un fiiiiiil. Nan, avec Georges. En écrivant ces lignes je rallume Sacha avec Willy. Et tu vois, c'est ça, qui me manque réellement. La télépathie, la vision du monde, des humains... Les yeux roulant sous nos paupières lorsqu'on recrachait cette fumée démoniaque. Et ce n'est pas la fumée qui me manque, c'est regarder le plaisir illuminer ton visage. Ces soirées pleines de gens où finalement il n'y avait que nous. Bordel ce que tu m'as manqué au nouvel an, comme je t'ai inconsciemment cherché du regard, avec chaque fois la déception que tu ne sois pas à m'observer dans un coin. Et maintenant je m'apprête à perdre mon grand-père, le seul que j'aimais plus que toi. 2017 ne ressemble en rien aux autres, et pour la première fois, je n'ai pas de slogan. Je n'ai pas fait d'effort pour en trouver un, j'en avais pas le cœur. Peut-être que je devrais. "2017, ne sera pas dans que dans ta tête!" Merde, ça sonne presque bien. Adopté. Une année dans la réalité, la première d'une vie.

Je ne sais pas si je te manques suffisamment pour que tu parcoures ces paragraphes. Je me posais la question avant aussi, avant de comprendre que non. Tout ce que j'aurais pu dire alors! Et aujourd'hui, le fais-tu? J'aime avoir le doute autant que cela m'insupporte. Et ce n'est pas sans rappeler ce que j'avais écrit un jour, si tu as eu l'intention de parcourir ces lignes, c'est cadeau pour ton égo. Et une chanson attire mon attention, le hasard qui lance youtube sur une chanson de Colin Hay : "Me & my imaginary friend". Vérité-chanson? Foutues coïncidences qui font des trous dans une tête qui en contient déjà assez pour servir de passoire. Moitié-morte depuis ton départ, je suis un zombie en reconstruction. Une preuve que plus rien n'a de sens? Les post-its avec toutes mes petites notes sont en totale anarchie sur mon bureau d'ordinateur. Elle est loin la belle symétrie!
Malgré les pires dégâts envisageables sur mon palpitant et ma folie, j'espère que tu vas bien, là-bas sur ton île qui me vole encore une fois un morceau de cœur. Je sais que nous nous reverrons. Une chose est sûre, cet instant où je croiserai à nouveau tes yeux et y verrai mon âme sera indescriptible. Hors du temps. Ce foutu temps qui passe, et dans sa course folle, repasse, encore et toujours.

 “La vérité légendaire est d'une autre nature que la vérité historique. 
La vérité légendaire, c'est l'invention ayant pour résultat la réalité.”




You never sleep, and you never go home
My secrets you keep, I'm never alone
We're joined at the hip and this I comprehend
We'll be together 'til the end, me and my imaginary friend

You never tell me, what I have to do
We can sit in silence, or visit the zoo
We know what is real, and what is pretend
Together 'till the bitter end, me and my imaginary friend

You don't have to pay an arm and a leg
Conjure them up inside your own head
Short and tall, fat or thin
Open the door, invite them in
Hello how are you, how you been?

So now you have someone, someone to love
A gift from yourself, a gift from above
If you're dining alone, get a table for two
We can talk our faces blue, 'bout all the things that we've been through

Together forever
'Till the credits end

Me and my imaginary friend




- La vérité, ça fait un bien fou.
- Alors, on les lui dira toutes.

"J'adore ce moment... En fait j'aime tellement ce moment que je crois que je vais l'inviter à sortir, et si tout se passe bien on fondera peut-être une famille et on aura tout un tas de bébés."


 I knew this piece of string
Ties us together
But will it ever break in two

I don't believe what they say is true
That nothing lives forever
But I keep asking you

How long will it last
Now the dye is cast
Does this love have to fade away 

How long will it last

When you walk into the room
My whole world gets brighter
And with a smile you wash my fears away

But that old familiar tune
Walks in behind her
And then she sings to you

How long will it last
Now the spell is cast
Does this love have to fade away
How long will it last
I used to think that nothing really matters
I could turn my head and walk away
There's no crystal ball
Long ago it shattered
Leaving only echos in the hall

Here we are again
Another day is over
An so we kiss the sun goodnight

And all we really know
Is what we believe in
We may be wrong, we may be right
 
How long will it last 
Will the feeling pass
Does this love have to fade away
How long will it last?


mardi 20 décembre 2016

"A ceux que j'aime, et qui savent combien vivre fatigue."


“L’espace change, l’univers se dilate, et la seule chose qui ne passe pas, c’est ce qui passe sans cesse, le temps. ”



 Il se passe quelque chose au creux de mon ventre. Je le sens, ce vortex imprudent, je le connais. Je vais recommencer, est-ce déjà trop tard? Une vie parallèle serait-elle déjà présente? Hors de question de laisser mes névroses m'attaquer encore, pas après tous ces mois de travail. Action, réaction. Je reprends du recul sur ordonnance depuis ce matin 14h48. J'ai envie de vomir. Les quinze prochains jours vont être assez horribles, le temps de l'accoutumance, je sais. Je n'ai pas le choix, mon ami l'Alprazolam m'aidera à supporter la décision.

I confess I am lost
In the age of the social
On our knees, take a test
To be lovin' and grateful

I'm a believer, it's a trial
Foolish and weaker, oh, oh, oh
I'd rather save an angel down
I'm a believer, it's chaos
Where are our leaders? Oh, oh oh
I'd rather save an angel down
Doesn't everyone belong
In the arms of the sacred
Why do we pretend we're wrong?
Has our young courage faded?

Save that angel
Hear that angel
Catch my angel




Et même la science ne sait pas, comme tu me manques parfois. Il y a tellement de choses que j'aimerais te raconter, mes afters champagne dans le bar où je bosse, ce collègue que tu adorerais, il est comme nous, avec 30 ans de plus, et ses milles astuces pour garder une santé incroyable. Le duo Pale, que j'écoute en boucle en ce moment. Je crois qu'il me faut une thérapie. Pour t'oublier, les autres aussi. Et que cette ombre claque la porte. Peut-être qu'il y a un hasard, peut-être qu'il n'y a aucun destin. Peut-être que je ne suis pas folle. Une seule chose est sûre, je me suis perdue une fois de plus. Peut-être ai-je besoin d'aide cette fois, peut-être en ai-je toujours eu besoin.






I took a chance to build a world of mine
A one-way ticket for another life
On a petrol stained sailboat

I used to dream about the other side
The sun rising on the skyline
And a beautiful rainbow
Such a beautiful rainbow


I came to break the wall that rose around you
To see the land of all
I will fall for you




15h48. Je donne un nom aux fantômes qui me hantent, à ce vortex qui me dévore de l'intérieur. Mettre un nom sur l'ennemi pour qu'il se montre, mettre un nom sur ce qui m'habite puisque ici, il  n'y a plus d'araignée, mais une nouvelle compagnie effrayante. Mettre un nom à ma haine, à mes amours indisciplinés, à mon anxiété, à ma déprime.  Alors la voilà, cette amie installée en secret entre mes entrailles, oppressante mais sublime, elle s'appelle Yulia. & ensemble nous allons nous faire suivre.



17h24. Mon corps lutte contre le seroplex, comme une grosse montée de para. J'ai rendez-vous dans quelques instants avec mon p'tit couple gémeaux-capricorne pour un repas de noël, et je suis chez moi, ni habillée ni maquillée, à voir les touches de mon clavier en double. Woaw, me voilà complétement défoncée. Bouffées de chaleur, frissons s'imprégnant de mes tempes, je ne ressens soudain plus rien. Et cette heure maudite qui tourne dans mon vide, il faut que je me reprenne. Que je sois présentable, que je tienne debout, que j'arrive à manger et à tenir une conversation.


17h48. Bon, maintenant que je ressemble à quelque chose grâce à un maquillage superbe, je vais vomir, et puis recommencer.

- Si tu voyais comme tes pupilles sont noires.
- Tais-toi, miroir satanique.



- Tu pars en chaussettes?
- Et merde.
- A tout à l'heure.
- Sans doute.


Yulia what do you see in him?
Yulia what could you want from him?
You're the same age as me
& theres nothing that i can see
No unified theory
That will convince me

Yulia what do you see in him?
Painting lions on the back of a cookie tin
Is is better to be different than to be better?

 
Yulia how can you be with him? 

& theres nothing that i can see
No unified theory
That will convince me
That you are happy





00h48, je rentre chez moi, ça ne s'invente pas. J'ai de nouveau envie de vomir, peut-être parce que j'ai bu du vin et enchaîné les ti-punchs au miel. 01h11 ne rime strictement à rien quand on est planté devant un écran, rempli d'une ivresse pas commode, tel un lampadaire, mon ampoule est fatiguée. Métaphore des plus absurdes, mais pas d'inquiétude, c'était bien dit sur la notice.

On part se bourrer la gueule l'estomac plein de médicaments en pensant rentrer avec des réponses, et il n'y a rien de plus stupide. Par contre, pour le moral, c'était tout de même pas mal. Réaliser la chance que l'on a d'avoir de pareils amis. Des anges en chair et en os. 

Si la vie nous a rendues malades Yulia, nous allons nous soigner. En attendant, si l'on choisi de rester avec ce verseau, on va tâcher d'y croire un peu, ne serait-ce qu'au cas où. Les pieds sur terre, la tête aussi, nouvel objectif improbable. 





- Alors tu fuis encore? 
- Rien ne t'échappe.
- Fracture - Cadence. 
- J'ai mal au crâne. 
- Tu ne pourras pas toujours tenir tes démons en laisse. 
- Ça vaut le coup d'essayer. Maintenant, laisse moi dormir vieille folle. 
- Tu entretiens des débats avec une voix imaginaire et c'est moi la folle? 
- Si tu es imaginaire, je peux décider de te faire taire.
- Vraiment? On peut savoir par quel miracle? 
- Xanax-somnifère.
- Tu vas vomir.
- Ça se tente. Bonne nuit, Yulia..? 
- Haha, va savoir. 






Mercredi, alors que je tenais le bar seule, un vieux sage s'est assis à mon comptoir en me disant que rien n'était plus important que la confiance que l'on devait porter en ses anges gardiens. Puis, il m'a récité ce poème en anglais, puis en français ses yeux bleus plantés dans les miens : 

Si.
 
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.




J'ai du taf avant d'être un homme.