jeudi 12 février 2015

« Pour la carotte, le lapin est la parfaite incarnation du Mal. »




"We were born sick", you heard them say it
My church offers no absolution
She tells me 'worship in the bedroom'
The only heaven I'll be sent to
Is when I'm alone with you 

 I was born sick, but I love it
Command me to be well 

 Take me to church
I'll worship like a dog at the shrine of your lies
I'll tell you my sins so you can sharpen your knife 




 Alors forcément, c'est toujours lorsqu'on parvient à se raisonner qu'on tombe sur un horoscope à la con "Vos intuitions étaient fondées. Vous avez ciblé juste, c'est le moment de faire le point et de changer d'approche."
 Et merde.

 Traverser la ville sans être lavée ni maquillée pour quelques reflets cuivrés. Ma peau est blanche, mes cernes mauves. Je passe les mains sur mes joues creusées, découvre un sourire. La tête haute sous ma capuche, je me sens belle. Sur mon chemin -qui est le plus court-, un couple s'embrasse langoureusement. J'ai failli vomir, et en écrivant ces quelques mots les nausées reviennent.
  "Ton bonheur m’écœure"

 Je crois n'avoir jamais aimé autant de gens à la fois. Autant de gens tout court. Les dés sont jetés, je prends le risque de leur offrir mon âme. Parce que parmi eux je me suis retrouvée, parce que l'avenir ne peut qu'être mémorable à leurs côtés. Parce que  le plus fou -qui est en réalité le plus sage- m'offre une amitié sans faille, parce que nous sommes dans le même monde. Parce que grâce à eux je commence à récupérer un chouilla d'espoir en la race humaine, parce que je les aime plus encore que je ne m'aime. & surtout parce qu'ils sont  parfaits... C'est absurde, alors j'y crois.
Soyez sympas, soyez réels.

 On me prête des tubes de gouache et des pinceaux et S'plinn s'étonne que mon visage soit violet. J'aimerais pouvoir le peindre, qu'il retrouve les couleurs que lui donnaient les mexicains. Magnifique. Comme Cara Delevigne. J'voudrais garder les mains dégoulinantes de peinture et jouer quelques arpèges, teinter mon âme de nuances nouvelles.
 "Le cri du sentiment est toujours absurde; mais il est sublime, parce qu'il est absurde."

  "Lorsque nous sommes entourés des bonnes personnes, 
toutes les raisons sont bonnes pour sourire."

 Évidement, puisqu'il nous a.

jeudi 22 janvier 2015

"Nihiliste silencieux, toute sa crédibilité tient dans la teinture de ses cheveux, il est encore recroquevillé sur la couverture comme un doghnut emmailloté."




I get home, I got the munchies
Binge on all my Twinkies
Throw up in the tub, then I go to sleep
And I drank up all my money

Days been kind of lonely 
Staying in my play pretend
Where the fun ain't got no end

I got to stay high
All the time to keep you off my mind


Des croquis de chevaux cerclés de 48, des aliments classés par ordre de chaleur, un psoriasis ressuscité, une bipolarité exponentielle, des blagues pourries et une bonne dose d'agressivité. Aujourd'hui je ne suis qu'un cliché de moi-même. Seule nouveauté, des hallucinations égocentriques : j'entends mon prénom dans un tas de chansons.
Ma carte du 36Boulevard n'a jamais autant servie -pour le sport-. Mais après ces trois semaines chimiquement sobres, fiction et réalité se dissocient. Mon corps se relève et simultanément mon esprit s'effondre. Les voix se font trop sérieuses et pour ne pas flancher, j'alterne entre sport intensif & aquarium dans le salon.Puisque apparement je n'ai pas les pieds sur la même Terre que vous, je me sens seule. Seule avec mes paranos, mes rêves tordus et mes courbatures.
Mais portée par l'énergie nouvelle de 2015, qui semble -pour lui en avoir touché deux mots- promettre monts & merveilles, je me prends en main et j’extériorise. Peut-être alors que les ennuis s'en iront d'eux même, lassés. "Et même si c'est pas sûr, c'est que c'est quand même peut-être."
En attendant,  je changerai de couleur, enlèverai cette foutue frange et ne sortirai pas sans mon immense capuche.
Je grimperai les étages de ce temps bancal, en évitant l'influence de mes pensées malades.
J'prends du recul sur ordonnance. 


" En tous cas, je comptais expliquer que justement ce genre de carnage ne correspond pas à ce que je désire, pas plus que l'immondice et le vide charmant qui constituent la plus grande partie de ma vie. " 

 

mardi 9 décembre 2014

"C'était autre chose. Les courants profonds de son âme, indifférents à la marche du monde."




"- Un meurtre, c'est plutôt bizarre comme occasion de se rencontrer.
- Tout dépend de ce qui se passe ensuite.
Ils avaient alors laissé flotter entre eux ce point d'interrogation. La buée sortait de leurs lèvres et matérialisait cet avenir cristallin, diaphane, incertain. Tout dépend de ce qui se passe ensuite."

Depuis quelques temps maintenant, si je ne suis pas en train de dormir, je me maintiens dans un état second bienfaiteur. L'hiver est arrivé et avec lui mes rêves ardents s'étiolent, se figent avec le froid. D'humeur glaciale, je ressors mes vieux albums de rock et commence lentement l'hibernation annuelle. Statique, je me regarde pour mieux te voir. En me rapprochant de mon reflet, je joue avec les battements de mon cœur, m'en éloigne pour tester mon âme. "Les mêmes yeux d'iceberg, qui n'offrent leur transparence que pour mieux vous couler."
Douce paranoïa, tendre névrose. Ma muse. Tu fais trembler jusqu'au sang qui coule dans mes veines étroites.



Endlessly


 

mercredi 12 novembre 2014

The wind of change blows straight into the face of time, like a storm wind that will ring the freedom bell for peace of mind...♫

  
Maybe one day I'll speak out loud
What I've got down deep inside
I can't hold back every time

I'm 22, what will I do
I'm 22 and I'm feeling blue

 L'autre jour dans le métro, je me suis demandé une fois de plus quelle vie j'allais bien pouvoir inventer pour supporter le covoiturage.
22h48.
Il me hante, me suit, m'obsède. Depuis plus de six ans, toutes les heures, sur les plaques d'immatriculation, les maisons, à la télévision ou encore dans les chansons... Mes peurs, mes désirs, ma haine, ma folie, 48.
Alors il me semble ce soir que Sheitan m'abandonne ou me teste, m'ignore ou m'a choisie comme favori du mois. Privée de plaisir, je réalise qu'une angoisse mêlée d'espoir coule dans ces veines que certaines infirmières incompétentes jugent invisibles.
 Mais l’adrénaline est bien là, volcanique, et la liberté à portée de mots. Et pourtant elle m'effraie comme l'automne me donne l'envie de destruction, de renaissance.
 23h48.
Je suis lâche de vouloir garder ce confort tant adoré, et excitée à l'idée des possibilités offertes par l’indépendance. Les nuits sans fin, laisser la pluie glisser sur ma peau, assise au milieu des pavés sous la lumière étincelante des lampadaires. Après l'avoir goûtée en rêve, découvrir le parfum de ta peau, pourquoi pas y planter mes crocs acérés. Sauter par la fenêtre et ressusciter puisque les feuilles tournent au rouge et que mon esprit s'enflamme. Deux mots me résument en cet instant précieux. Passion & procrastination.
00:48.
 Je crois simplement que la vie n'est qu'un jeu,  et bien sûr je suis mauvaise perdante.
Aurais-je seulement le courage de lancer les dés de la vérité ?  


Silver tongue told me to
believe in the truth,
Cos I'm young he won't let it go
Problem with you, ohhh
When it's done, it will be done
If it stops, something's wrong
When it's gone, I'll be gone
If I sleep scared what comes...
Gonna be myself right into falling

Sometimes I feel
It's just a warning, it's all a warning sign
Sometimes I feel
It's just a warning, just a warning sign

It's only done long enough
Believe me, it's all
Cos I'm young, I won't let it go
Believe in the tongue
And we're done, and we're done
And we're done, leave it right now
And we're done, and we're done
And we're done, leave it right now
Gonna be myself right for falling

Hold your breath.








lundi 20 octobre 2014

"Il ne faut pas que les désirs d'un état devenu impossible vous calment sur les dangers de votre état présent."


 
"Etat oublié parmi nous où la viduité est regardée, non plus comme un état de désolation, car ces mots ne sont plus connus, mais comme un état désirable où, affranchi de tout joug, on n'a plus à contenter que soi-même."

C'est dingue, plus je suis dans un état second, plus je me sens puissante dans les ruelles sombres qui m'effraient d'ordinaire. Comparable au costume noir de Spiderman, je glisse immortelle entre les voitures d'un pas sûr, le regard perçant. Malgré le volume excessif des basses qui écorchent mes tympans, rien ne m'échappe. Je peux entendre le vent souffler à travers les mélodies de Tomas Barfod. Ce qui était paranoïa devient réalité et me donne un sentiment de supériorité...
Je rêve parfois que quelque part quelqu'un connaisse, comprenne, ressente exactement ce que je ressens. Je pense qu'il  n'est pas insensé de croire en la possible existence d'un semblable, de l'ultime symbiose. 
Développe-t-on une seconde personnalité pour s'échapper d'une vie intolérable à laquelle la première se serait bêtement enchaînée? Une fois encore je peux la toucher du bout des doigts, la sentir me caresser la joue. Comme les sirènes ont tenté d'ensorceler Ulysse, la schizophrénie me drague. Mes nuits blanches deviennent mes souvenirs tandis que j'oublie les journées, et il n'y a plus qu'éveillée que j'ai le sentiment de rêver. Lorsque j'enfile ce costume sombre, il se mêle à ma peau, et seule une nuit de sommeil peut m'en détacher. Grâce à lui je me retrouve & m'éloigne. Je suis sauvage, libre. Je l'étais, le suis & le serai toujours. B-rabbit, dans toute sa pureté.

Tout ce qui me traverse l'esprit prend le risque de devenir réel. 


Take my fingerprints
And smile
This is the only thing
That I will leave in here
In here

 Some things never end and
Some things never die
I'll take the wind for company

 Pursued by the radiance of her eyes
Telling me that there is no need to cry
Take the time to read the wrinkles on one's face
As an open book of what has been his life
I'll tell you what has been his life
How can they decide for the blood that is mine

I'm part of you as I am part of the stars
You are the beat inside my heart

I got to kill the killer that's inside
It's a dead end road
 

mercredi 8 octobre 2014

48


I've been seeing all,
I've been seeing your soul
Give me things that I wanted to know
Tel me things that you've done
I've been feeling old,
I've been feeling cold
You're the heat that I know
Then see you on my sun.

Hush, I said there's more to life than rush
Not gonna leave this place with us
Drop the game, it's not enough.
Hush, I said there's more to life than rush
Not gonna leave this place with us
Drop the game, it's not enough.

Une fois encore le quarante-huit se ramène, perplexe. Pourquoi aujourd'hui? Drop the game en boucle depuis plus d'une heure, peut-être. Bientôt huit ans d'autodestruction illégale. D'un point de vue neurologique, c'est énorme. D'un point de vue sinusoïdal, je n'en parle même pas. Ce qui est amusant avec ce genre de prise de conscience, ce sont les premières secondes : effrayantes. On réalise la baisse de notre espérance de vie, les pertes de temps. Mais la culpabilité est vite remplacée par un sourire démoniaque, suivie de cette petite voix qui rit au fin fond du crâne de n'importe quel junkie. "On continue, on continue." Me vient comme l'envie d'en fêter l'anniversaire.


You don't have to be afraid
You don't even have to be brave
Living in a gilded cage

Your mind is on track
For games we play these days
With every path we take
You know your safe, safe, safe

The only risk is that you'll go insane



vendredi 26 septembre 2014

« À cette époque, les visions… la plupart du temps, j’étais convaincu d'avoir perdu la tête. Mais à d’autres moments, j’étais sûr d’avoir découvert la vérité cachée de l’univers. »



“Everybody thinks that I’m crazy but no one remembers my name, 
cause anybody knows if I’m faking, I just don’t care, 
I know it’s too late”

Trop de temps passé dans leur réalité sordide à me poser toutes sortes de questions existentielles inutiles. Je ne me sens pas dans mon état normal, je me perds dans une sobriété... transparente. L'abstinence n'est-elle pas la pire des choses inventées pour se gâcher l'existence? Je rêve de débauche, d'ouvrir mes yeux noirs et te retrouver en songes. Oublier mon nom, l'heure, les gens autour. Oublier qu'ici tout prend peu à peu le goût de la cendre, anéantir la frustration et jouir d'un instant de vide total. M'effondrer lentement dans les bras chauds de Sheitan, en marchant sur ce fil pendu entre rêve et réalité. Détruire l'ennui & ressusciter l'incertain, la passion, l'improbable.
Joli Démon, je suis impatiente de glisser mes doigts dans ta crinière blanche, puisses-tu anesthésier mon corps et mon esprit, redonner éclat à cette semaine maussade.



« Tout ça pour réaliser que toute ta vie – tu sais, tout ton amour, ta haine, tes souvenirs, ton chagrin –, c’était la même chose. Le même rêve. Un rêve enfermé dans une pièce verrouillée. Le rêve d’être une personne. Et comme dans beaucoup de rêves, il y a un monstre à la fin. »