vendredi 7 août 2015

" Il s'abattait sur un bureau à la façon d'une nuée de sauterelles, et tout de suite c'était la fin, le carnage, la dévastation. "



Après ces années à insulter et maudire certains de mes exs, je réalise que celui-ci est le pire. Les autres m'apparaissent aujourd'hui comme des anges. M'accuser de ne pas être sincère, moi qui passe chaque putain de journée rongée par la pureté de mes sentiments. Oh il est évident qu'amour et haine ne sont pas toujours liés. Ici l'amour est mort et enterré depuis longtemps et je suis sûre de ne jamais aller creuser. Ma pelle risque plutôt de finir plantée dans son crâne.
Ô Sheitan, personne ne peut imaginer comme je me retiens de faire appel à tes services, mais ce n'est fatalement pas le moment de me rajouter des malheurs.
Mais connard, même les Enfers ne voudront pas de ton âme. Puisses-tu avoir une vie longue et malheureuse, Amen.


J'imagine que j'en suis à ma 48ème vie. Il fallait qu'enfin j'aspire à une santé, à un chemin de vie et à tenir en laisse mon côté obscur pour que ce chemin boueux se transforme en charbons ardents. Je suis prête à frotter les wcs de trente-cinq gamins, dormir parterre, accepter de vivre avec une boite pleine d'amours impossibles, à prendre soin de ma santé physique et psychologique, à lutter contre la schizophrénie ou encore à me retenir d'être vraiment moi-même, je veux dire, je ne voudrais pas vous déranger. Oui, je suis prête à faire des efforts surhumains pour réaliser mon putain de rêve et me casser au Pérou le plus vite possible. Mais on dirait que cet enfoiré d'ennemi du Diable à décidé de retarder un peu plus mes projets, rajoutant sur ma route un connard qui ne va pas faciliter mon entrée dans la réalité, en me mettant à la rue dans un mois alors que j'ai un chat qui n'a jamais rien demandé à personne, en créant peu à peu un fossé entre moi et  les rares choses auxquelles je tiens.
Alors d'accord, je prendrai ce que la vie me donne, et je rien n'altèrera mes neurones jusqu'à ce que ce bordel immense soit réglé, je resterai calme, je resterai à 20mg. Puisque tout finira bien, je le sais.  Je le sens. "Nulle terre sans guerre". Mais peut-être suis-je trop dérangée pour me ranger...








It's bugging me
Grating me
And twisting me around

Yeah I'm endlessly
Caving in
And turning inside out

Because I want it now
I want it now
Give me your heart and your soul
And I'm breaking out
I'm breaking out
Last chance to lose control

Yeah it's holding me
Morphing me
And forcing me to strive

To be endlessly
Caving in
And dreaming I'm alive

Because I want it now
I want it now
Give me your heart and your soul
I'm not breaking down
I'm breaking out
Lace chance to lose control

And I want you now
I want you now
I feel my heart implode
And I'm breaking out
Escaping now
Feeling my faith erode*

*Rien a voir avec toi Sheitan, personne n'accorde autant d'importance aux pactes.

jeudi 23 juillet 2015

"Le futur sera meilleur demain. "





Vern-sur-seiche, Bordeaux, Paris, Pérou, Canada, ou peut-être ailleurs. S'il y a bien quelque chose d'inconnu et d'imprévisible, c'est l'endroit où j'atterrirai en septembre. Je dois avouer que la seule solution que j'ai trouvée pour ne pas paniquer est de fumer du matin au soir en cherchant du boulot. Et oui, fatalement, après ces années sabbatiques me voilà réellement en recherche d'une vie active. Même s'il n'y a qu'une chance sur un million pour que la tournure finale soit agréable, j'y crois, je le sens bien, j'suis tout-terrain. Intuition ou neurones cramés, on verra ça à la rentrée.

 There's a lot to learn
For wastin' time
There's a heart that burns
There's an open mind.

Look out for my love
It's in your neighborhood
I know things are gonna change
But I can't say bad or good.



Non, si un chat noir m'a suivie sur le trottoir, que ma plaque est brisée, que je joue en boucle la chanson de Tom Adams et qu'il est 23h48, ce n'est pas une mise à l'épreuve de Sheitan. Oui je resterai dans la réalité même si je suis seule, que je fume trop et qu'il fait nuit noire. Bim, dans ta gueule schizophrénie. Et vendredi grosse défonce, dans ta face réalité. (Donnant-donnant.)

I've seen the needle and the damage done
A little part of it in everyone
But every junkie's like a settin' sun.





Qu'est ce qui est plus important que le sommeil et la nourriture? L'instant présent, les élans d'inspiration qui poussent à se dépasser, à aller plus loin. Malgré les toutes petites gouttelettes de sang qui s'accumulent sur ma guitare, je n'irai pas me coucher, je me shoote aux arpèges. Je chante mes sentiments inavouables, soutenue par le regard bienveillant de mon chat. Oui, l'heure tourne et je me noie dans le romantisme. En tête à tête avec moi même -comme dirait l'autre-, je laisse libre cours à mes émotions comme on jette une bouteille à la mer, au cas où.
  

Rock and roll is here to stay
It's better to burn out
Than to fade away

It's out of the blue and into the black
They give you this, but you pay for that
And once you're gone you can never come back
When you're out of the blue
And into the black

lundi 20 juillet 2015

" « Je reviens. » Ces deux mots mille fois dits, comme si Adamsberg réassurait sans cesse son entourage, redoutant lui-même de ne jamais revenir. On prend un chemin de forêt, on regarde les arbres, et puis qui sait?"





Sept ans de malheur à prévoir puisque l'unique petite plaque en verre vient d'éclater à mes pieds. Je me souviens de ton sourire lorsque tu me l'as transmise, de tes yeux verts et du jonc de mer sous mes pieds. Etait-ce le début ou bien la fin? J'imagine que nous nous reverrons, si les pactes ont un réel pouvoir. Je prendrai plaisir à te regarder sourire et à entendre à nouveau ta voix si particulière, avant de te trancher la gorge. Certains diront que j'agis par vengeance, alors que j'agis par amour. Qui a aimé aimera, sinon, c'est qu'il n'aimait pas assez. C'est à dire pas autant que j'aime mon grand-père, mon chat, Matthew Bellamy, ou comme j'ai pu aimer cette catin. Reste plus qu'à retrouver une petite plaque.

 "Un acte manqué ? C'est-à-dire un truc qu'on ne veut pas faire mais que l'on fait tout de même, pour des raisons qui sont cachées sous les raisons? Si la crainte de poster sa lettre lui avait donné ce vertige?  Et qu'elle l'ait perdue, par acte manqué, renonçant à son idée en raison des raisons qui sont sous les raisons?
Alors en ce cas, c'était elle, le destin."




 Demain je réduis. Ouais, j'avais réduit y'a un mois mais entre temps j'm'y suis remise un petit peu.  Sheitan me noie dans le THCV, je n'y peux rien. J'imagine que je suis du genre à céder à la tentation.
 Tout autour de moi semble si sérieux, si propre, que je prends un plaisir sans nom à ne pas m'essuyer les pieds en rentrant dans votre... présent.
Ce n'est qu'un mirage extravagant, mais je pense surestimer ta folie. Est-ce que tu me vois, tu me vois venir? Devenir? 
Il m'arrive de jouer avec une boîte, parfois même alors que je vous écoute. Je la regarde et lui parle, étonnante évolution de la névrose. Peut-t-on le qualifier de déni pendant que je lui parle? Cette boîte est une sorte de passager clandestin que je ne peux m'empêcher d'ouvrir tant les palpitations qu'elle procure sont agréables.

 Travel where the moon pulls - Tom Adams ♪



mardi 7 juillet 2015

"Un de mes amis - un vieux truand par ailleurs -, me disait toujours : "Si tu veux garder un secret, eh bien garde-le." Moi j'en ai gardé un longtemps, mais il m'embarrassait pour grimper au ciel. Encore que, même ainsi, mon ciel n'est pas gagné."



 Can't you feel my heart is beating?
Can't you see the pain you're causing?


 "Il lui apparut soudain comme un point de lumière, un phare dans la nuit. Un phare dans la nuit cela aussi, c'était de son père. " Mais l'ennui avec le phare, ajoutait-il, c'est que ça clignote. Donc ton projet, il vient et il repart sans cesse. Et en plus, ça s'éteint dès qu'il fait jour."
 Seule l'organisation d'une nuit de débauche à su couper court à la dépression hebdomadaire. Il va vraiment falloir que je subisse un relooking psychologique.
Mon choix est fait, réinitialisation. Je retrouve ma couleur naturelle, parce que cette fois je recommence, vraiment. Toutes ces années à chercher la coloration parfaite, celle qui reflètera réellement ma personnalité. Tout ce merdier chimique pour me rendre compte aujourd'hui qu'elle était là depuis le début. Cendré, évidemment.
Si le monde éclate, je partirai probablement en solo, je me connais. Croyez-le ou non, tout laisse à penser que je dois avancer seule. Jusqu'à ce que je ne me souvienne plus.
Depuis des mois, le gris s'installe. Tu n'es pas sage si tu doutes de moi, et je suis susceptible. Le gris m'obsède à juste titre, car la vérité est qu'un jour blanche l'autre noire, je suis grise. Si ça s'trouve, je suis l'équilibre -dans le déséquilibre-.
Ô Lucifer, laisse moi rien qu'une fois, glisser mes doigts dans la teucha d'Esmeraldaaaaa ♫.
Quand je tousse, ça sent la Jack the ripper. Oh oui, décapite moi!




 Behold my trance-formation
And you are empowered to do as you please
My mind was lost in translation
And my heart has become a cold and impassive machine

I won't let you control my feelings anymore
And I will no longer do as I am told
And I am no longer afraid to walk alone
Let me go, let me be
I'm escaping from your grip



 Life is a test but I confess
I like this mess I've made so far
Grade on a curve and you'll observe
I'm right below the horizon

Yes, no, maybe, I don't know
Can you repeat the question?








lundi 29 juin 2015

"Le futur, c'est plus comme avant."




Brendan Power & Andrew White - Talk about the moon  ♫


Comment ai-je pu douter un instant des bienfaits d'une page blanche?
Comme la plupart des nuits, je me ballade dans les allées sans fin du cimetière de cet amour. Les heures, les jours défilent et mes chaussures se remplissent de petits gravillons. Peu à peu, je réalise l'absence, le changement. Je prends réellement conscience du prix de la liberté, de la peut-être impossible quête de perfection.
Ce soir, la mémoire me revient. Je me rappelle que même un schizophrène peut ressentir la solitude. Sentiment d'une profonde douceur.

There's a fire in my soul,
It's ecstasy & pain.
Ô Belzébuth ne me voudrais-tu pas ce soir comme divertissement? Ou n'aurais-tu pas l'envie de me divertir? Après ce délicieux week-end, il me tarde déjà de repartir en voyage. Après tout n'est-ce pas comme ça que j'ai coutume de passer les mois désagréables? Putain de temps qui passe et qui éveille l'envie de vivre, d'avancer. Je me demande si je n'aimais pas mieux l'époque des grandes dépressions, animées d'excès et de passions en tous genres. Le fantôme d'une petite voix me souffle l'idée d'une réinitialisation. Mais le fantôme d'une autre s'oppose à déclarer forfait, et c'est comme si j'avais quinze ans à nouveau, le monde est devant moi & m'effraie. Cette phrase me hante : Qui sans amour existe? J'ai toujours détesté l'été, qui amène chaque année son lot de tourments, saison bonne pour les signes sociables, lumineux. Et non pas pour nous autres tordus maléfiques.
On ressort les vieilles méthodes, un fond de vodka, un pétard et une guitare. Bim, attaque spéciale.
Plaisir : 1, Dépression : 0.





I’ve got to take some Time
Look Inside Myself
Livin like a Fool
Livin like a clown
Lettin Myself,
An everybody down

I’ve got to take some time
Let the wild winds blow
Swimmin up stream
Livin in a Dream
Ive got to let it go
Think I’ll let it go

Thunder clouds may roll
Mountains May Crumble
You and I
You and Me
We are two rivers,
Who run to the sea
To the sea
To the sea

When I walk with you
I walk in light
When I talk to you
The world becomes so Bright
When I walk with you
I walk in light, ay Yeah
When I walk to you
The world becomes so much Brighter than before


 

mercredi 24 juin 2015

Nec ultima si prior.



Ah le sourire de dépression
Ça c'est con
Quand ça vous prend
Là ça vous colle au corps
Ça vous gratte, partout, tout l'temps


J'ai pour la première fois, peur d'écrire. Oh, j'ai essayé de me faire suivre, comme on dit. Mais dans la salle d'attente, mon ascendant a prit le dessus, et je suis partie sans me retourner ni culpabiliser, question d'habitude. Ascendant Bélier, je n'accepterai par conséquent aucune aide. Et mon esprit résiste ce soir à la thérapie du clavier. Qu'a-t-il de si gênant à cacher? L'indomptable craindrait-t-il la manipulation vicieuse de son dominant le Scorpion?
Je suis en plein débourrage. De glace depuis ma plus tendre enfance, je sens les flammes envahir mon corps, et découvre une nouvelle lutte interne. J'ai soif de puissance, et l'imaginaire ne me suffit plus, je veux également maîtriser la réalité. Alors peu à peu, je comprends que je ne dois pas soumettre ces nouveaux démons, mais m'en faire des alliés indispensables à mon règne. N'ai-je pas d'ailleurs toujours prévu de finir en cendres ? Certains donnent leur corps à la science, le mien est à Sheitan (Mais ne crains rien, avec lui tout est négociable).



 Est-ce réellement ma faute, si le malheur des autres m'ennuie profondément? Si je souhaite la mort des gens laids ou stupides? Si je n'ai aucun regret ni scrupule? Un vieux singe m'a fait remarquer hier que le désir de toute-puissance est dû à la peur de tout perdre. Je ne suis pas ici pour mentir, il est vrai que dans mon cas c'est plutôt évident. Et j'ai trop perdu pour tolérer une énième défaite. J'ai passé ces derniers jours au service des autres, mais maintenant que la nuit est tombée, nous nous retrouvons seules face à l'ironie. Mon coude me gratte, signe physique que mon inconscient déraille. Bien sûr, je me mens à moi-même, sinon comment aurais-je encore le courage d'espérer, d'attendre que le vent tourne? Ne me suis-je pas toutes ces années enfermée dans un monde qui m'arrange? Je me demande souvent à quoi je ressemble, car les mots me manquent pour me définir. Qui suis-je? Mais toujours la même, plusieurs. La raison dans la déraison. Le sens de ma vie dans l'ironie de ma folie. Moi qui aime tant me plaindre, je ne peux justifier ce sentiment de solitude qui me suit à la trace. Même les rares larmes qui passent sur mes joues sont vides de sens. Dans mon idéal, l'idéal ne serait pas nécessaire. Les nuits seraient noires et silencieuses, et les journées multicolores. Une vie sans le bruit incessant des humains, mais seulement celui du vent, de la pluie pour les jours de chance. Le monde n'accepterait aucun compromis et serait bercé d'excès de beauté en tous genres. Chaque matin naîtrait d'un sourire, les silences prendraient tout leur sens... Mais puisque mes intuitions s'aiguisent avec les années et qu'étant masochiste je prends mon mal en patience, mes insomnies se rendent utiles. J'extrais, j'analyse, j'exploite. La vérité dans les détails. J'attends. J'attends dans l'ombre le lever du jour, suivi de ce moment d'autosatisfaction orgasmique : Je le savais. 
Oui, aveugles sont ceux qui doutent.
 Aime-moi ou meurs, puisque les complications s'accumulent et que je suis fatiguée d'attendre. Et j'ai bien conscience que j'ai les capacités d'attendre des années-lumière. Aujourd'hui je n'en ai simplement pas envie, je veux sentir mon cœur battre à nouveau. Car mon idéal est impossible sans cette résurrection, et croyez-moi, je peine à refouler le désir de me perdre encore une fois dans les travers de guimauve de mon défunt palpitant. 

Un jour les aliens viendront me récupérer et je me ferai un speedball pour me donner la mort, incapable d'accepter leur existence.


Défier ton regard sans que rien ne vacille
Les climats, les saisons, idole aux yeux profonds

 Preciser mon regard, affuter mes pupilles
 Tes yeux de chat devenus des aiguilles
Mes doigts fins et polis, mon petit parapluie
Connaissant le chemin, les rues à parcourir
Je dévale à l’instant les marches, le trottoir plein
Combler le silence et j’imagine le pire
Au fond du cœur des filles, le chrome et le coton








mercredi 13 mai 2015

"On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu."



 
 
Take my sins and wash them away
Teach me how to pray
I've been stranded here in the dark
Take these walls away

I've been swimming in the ocean
'Til I'm almost drowned
Give me something I can believe in
Teach me how to pray
 
 And we can do drugs and we can smoke weed and we can drink whiskey
Yeah, we can get high and we can get stoned
And we can sniff glue and we can do E and we can drop acid
Forever be lost with no way home

Yeah, we can run and we can hide
But we won't find the answers
If you go down then you'll get help along the way
But if you want to save your soul
Then we could travel altogether
And make the devil pray

Mother Mary can't you help me
'Cause I've gone astray
All the angels that were around me
Have all flown away
The ground beneath my feet's getting warmer
Lucifer is near
Holding on, but I'm getting weaker
Watch me disappear

Oooh sing hallelujah
Oooh save my soul
Oooh the devil's here to fool ya
Until my story's told

Quarante-trois jours. C'est tout. J'ai pourtant l'impression que cela fait des mois que je ne me suis pas exprimée. Le temps qui d'ordinaire ne se retourne pas pour vous saluer semble s'être ces jours-ci arrêté.
Je suis de retour dans la réalité. Du haut de mon doux confort, j'ai plongé dans l'affreux changement. Je l'ai fait, et il suffisait de faire une liste de tâches. C'est dingue, j'ai l'impression de retrouver mes 15ans. Je suis libre. Ô Liberté, effrayant délice ! Pourrais-je seulement me noyer dans la débauche de tes effets secondaires? J'ai encore compris ce soir comme je peux m'emballer rapidement. Hier de glace demain brûlante, je le sens dans chaque cellule de mon corps, une nouvelle vie commence. De quelle couleur sera-t-elle? Improbable, comme toujours.
Lorsque je rentre parfois le soir, je passe là où tout à continué. Où mes névroses, ma pathologie soupçonnée se sont dressées face à moi. Impossible alors d'y faire face. Comparable à la vase, mes mouvements ne font que m’entrainer plus profondément dans la folie. Tais-toi et regarde. D'accord, oui, je nous vois. Plus un bruit sinon celui que tu fais. Mais mon esprit se fait petit, se retire entre quelques pierres, et prend note discretement. Je suis ici, je suis là. Et alors la machine est lancée, ce qui me semblait irréel prend tout son sens, et comme le toxico sexy (et d'ailleurs scorpion) de True Detective, je vois. Alors certains s'amuseront à dire que je suis folle. Mon meilleur ami me conseillera de consulter. Ce que je ferai, pour voir. Voir si ma realité diffère réellement de la votre. Et peu importe le bilan, aucune conclusion ne me plaira.
Réalité, depuis combien de temps ne nous étions-pas retrouvées? Des années. Cela fait si longtemps que je peine à te reconnaitre. Sauras-tu satisfaire mes désirs les plus sournois? Moi qui n'ai peut-être que pour seule satisfaction l'insatisfaction ?


Je me suis levée ce matin avec l'envie d'écrire ma libération, mon nouvel envol, la chaleur qui m'emporte et m'exalte ces derniers jours. Mais comme un jeune pur-sang je piaffe, je m'emballe.
Alors qu'au fond, bien bien au fond, il y aurait peut-être -mais c'est pas sûr, et d'ailleurs rien n'est jamais sûr tant qu'on ne l'a pas dans la poche- peut-être une partie de moi qui cherche une sorte de stabilité. M'enfin je ne sais plus, je suis fatiguée... mais je n'ai pas sommeil. Mon estomac pleure mais je n'ai plus faim. C'est évident mais ça n'a aucun sens.
Oh mais je ne me suis pas moi-même vu venir, comment aurais-tu deviné? Et moi donc. Mais puisque je suis libre, malgré cet ancrage brutal dans la réalité tout est maintenant possible, même si tout m'effraie à nouveau... Tant que quelques arpèges me feront vibrer, que la nuit calmera mes ardeurs, je serai là. Et je me rends compte que l'équilibre est revenu, que la séance est terminée. Une de mes personnalités vient d'apaiser l'autre. Comme si mon clavier était un portail, un QG où elles se retrouveraient pour communiquer. J'aime croire que la vérité est là,  confinée quelque part, dans l'ivresse de ces lignes. "Non, non, non non! On n'ment pas, arrête! On croit seulement à des vérités qui nous arrangent!"

J'irai à coup sûr de proie en proie jusqu'à trouver celle qui saura me soumettre devant sa puissance.



When I was a child, I heard voices...
Some would sing and some would scream
You soon find you have few choices...
I learned the voices died with me

When I was a child I'd sit for hours
Staring into open flames
Something in it - had a power,
Could barely tear my eyes away

All you have is your fire...
And the place you need to reach -
Don't you ever, tame your demons
But always keep them on a leash

When I was 16 my senses fooled me
Thought gasoline was on my clothes
I knew that something would always rule me...
I knew this sin was mine alone

All you have is your fire
And the place you need to reach
Don't you ever, tame your demons -
Always keep them on a leash

When I was a man I thought it ended
Well I knew loves perfect ache
But my peace has always depended
On all the ashes in my way

All you have is your fire,
And the place you need to reach
Don't you ever, tame your demons,
Always keep them on a leash...