lundi 10 octobre 2016

"Il y a des souvenirs qui ne demandent pas la mémoire, on les porte en soi comme un parfum qui vous colle à la peau, tant les notes de coeur et de fond ont enivré l'âme, d'une empreinte olfactive à jamais..." Eclats de Vers - Sur la feuille de mes pensées



Oh oh, running out of breath, but I
Oh, I, I got stamina
Oh oh, running now, I close my eyes
Well, oh, I got stamina
And oh oh, I see another mountain to climb
Well, oh oh, running out of breath, but I
Oh, I, I got stamina
Oh oh, running now, I close my eyes
But, oh, I got stamina
And oh yeah, running to the waves below
But I, I, I got stamina
And oh yeah, I'm running and I'm just enough
And oh oh, I got stamina
Don't give up, I won't give up
Don't give up, no no no
Don't give up, I won't give up
Don't give up, no no no
I'm free to be the greatest, I'm alive
I'm free to be the greatest here tonight, the greatest
The greatest, the greatest, alive


Encore ce soir, c'est une chanson qui m'a poussée presque de force à écrire alors que je repoussais l'idée, malgré cette soirée relativement ennuyeuse. C'est vrai qu'il y a des jours où j'ai peur de dire la vérité, que cette vérité puisse être vue. Généralement, les quelques fois où cela se produit, c'est en réalité ma peur me mettre à nu mon inconscient et ce qu'il cache qui me panique.
Arrive un stade où lorsque je n'écris pas alors qu'il y aurait tant de choses que je voudrais vous raconter - à vous, mes psychanalystes imaginaires-, où un bordel immense de détails s'accumule, me poussant dans mes retranchements et me coupant subitement la parole. Soudainement, tout s'emmêle, désirs, peurs et ambitions, pour laisser place à un vide mal comblé d'angoisses injustifiées, zizanie impénétrable. Et alors l'on peut parler d'un certain Enfer, celui de mon crâne, de cette pathologie certaine qui me noie dans un doute improbable.



Pouvez-vous seulement imaginer que j'ai décidé de réduire considérablement mes déviances junkiesques? Bien sûr que ce mot existe, je le sais, je le sens. Alors tout est différent. Le sens devient non-sens, l'imaginaire m'angoisse alors que je m'engage dans la réalité.

"Il y a dans mon cœur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis, reste là, je ne veux pas
qu’on te
voie.

Il y a dans mon cœur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je verse du whisky dessus et inhale
une bouffée de cigarette
les dames légères et les barmen
et les employés d’épicerie
ne savent pas
qu’il est
là.

Il y a dans mon cœur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je suis trop coriace pour lui,
je lui dis,
tiens-toi tranquille, tu veux me fourrer dans le
pétrin ?
Tu veux foutre en l’air mon
boulot ?

Il y a dans mon cœur un oiseau bleu qui
veut sortir
mais je suis trop malin, je ne le laisse sortir
que de temps en temps la nuit
quand tout le monde dort
je lui dis, je sais que tu es là,
alors ne sois pas
triste.

Puis je le remets,
mais il chante un peu
là-dedans, je ne le laisse pas tout à fait
mourir
et on dort ensemble comme
ça
liés par notre
pacte secret
et c’est assez beau
pour faire
pleurer un homme, mais
je ne pleure pas,
et vous ?"


Je fume tellement rarement ces dernières semaines qu'un joint a suffit à me retourner le cerveau ce soir. Ce qui n'arrange qu'en partie la panique. Panique qui est imaginaire elle aussi, d'ailleurs, puisque aussi fou que cela puisse paraître, tout va bien. Et puis, je le vois bien, et puis ceux qui m'entourent aussi d'ailleurs, que je commence à être ridicule, si, voilà, ça  y est, c'est dit, je suis ridicule. Oh tu sais, je ne me détruis plus les neurones alors je suis quand même mieux placée pour interpréter cette foutue réalité. Réalité que j'adore, ne vous méprenez pas, et c'est bien ça le problème, puisqu'il y a toujours un problème, c'est évident. Comment tout pourrait être parfait ? Depuis quand le bonheur existe-t-il?
Vous dire que je suis heureuse serait prétentieux et indécent. Vous dire que je me sens bien. Que lorsque je me remémore ces dernières semaines, de doux frissons galopent sur mes bras tels de fougueux mustangs au rythme de mes palpitations, que mon corps entier vibre à la simple pensée de ses bras, que lorsque j'imagine ne serait-ce qu'un baiser mes yeux roulent sous mes paupières...
En rentrant de Rome, de retrouver sa peau après une semaine d'absence... Ma tête a tellement tourné que je me suis moi-même mordue l'épaule. Ça s'aggrave, docteur.



Il est là le problème, on connaît tous ces raisons qui ne font même pas d'effort pour se cacher derrière les autres raisons. J'arrête mes vices, remplacés par une nouvelle dépendance. Parce que oui, c'est grave j'en ai peur, je suis en train de tomber dedans. L'angoisse suprême.
Et mes névroses s'en donnent à cœur joie, on est à deux doigts de la thérapie. Des plus anciennes comme "Et s'il était dans les bras d'une autre pendant que je lui dédie mes pensées?" aux moins anciennes "Et si ce que je prends pour des sentiments naissants de sa part n'étaient que pure invention de mon esprit rêveur?" et ça n'est pas simple, non, je dois sans cesse les filtrer, ces questions autodestructrices de scorpion rancunier et abîmé de merde. Tiens, il est minuit, voilà un mois qu'il m'appartient et que je me traîne un air niais. Hymn for the weekend se lance comme par magie sur youtube et semble célébrer ce jour où du Ciel, il m'est tombé sur la tronche.  Et si ce livre n'était pas fou et que c'était lui, l'être de Lumière sensé débarquer pour me sauver des Ténèbres qui m'emprisonnent? Clairvoyance? Délire? Laissez-moi donc rêver, je suis une spécialiste.

"Pour créer son propre Paradis, il faut puiser dans son Enfer personnel."
Ressource inépuisable.



Et la vérité, elle est là, la vérité vraie : si l'on continue à douter du bonheur, on s'empêche de le vivre.
Jetons-nous donc à pieds joints dans cet avenir inconnu qui nous fait tant saliver. Et sans ivresse superficielle, profiter d'un plaisir réel, afin d'effacer les traces disgracieuses d'un passé tourmenté.



I.. I... I... I... I......
I was walking dead, stuck inside my head
I couldn’t get out
Turned the lights down
The voices inside were so loud
Needed a jump start
Catatonia
I couldn't feel, I wish that I could dissapear
The voices inside were so real

You woke me up, one touch and a full heart
You loved me back to life, back to life thought I’d die
The voices inside were so quiet

Strong hands, thick skin, and an open heart
You saw through the pain, saw through the mask
You never gave up on me, yeah


You loved me back to life, life
From the coma the wait is over
You loved me back to life, life
From the coma, we're lovers again tonight
Back to life, back to life, back to life, back to life
Yeah...



lundi 19 septembre 2016

“Don’t let yesterday take up too much of today.”



"On croit que lorsqu'une chose finit, une autre recommence tout de suite. Non. Entre les deux, c'est la pagaille. "


Alors, on s'accroche tant bien que mal, à tout et n'importe quoi, à ce qu'on peut, finalement. On s'dit qu'on est immortel, que l'avenir ne peut qu'être meilleur.
Alors, on change de trajectoire, on recommence, à nouveau. On sort de cette foutue coquille de souffrance et on s'ouvre au monde. Des hommes, il y en a à chaque coin de rue, se dit-on non sans espoir.

"Vous l'entendrez. Je vous promets que vous l'entendrez.  Mais le souhaitez-vous vraiment? Est-ce de la curiosité de votre part? N'avez-vous pas peur, ne redoutez-vous pas la voix qui crie? N'avez-vous pas peur de l'amour, de l'amour des femmes?"

Quand je pense que j'ai réussi tout ce temps à cacher mon jeu, c'est fou. Dons d'actrice insoupçonnés, c'est bon à savoir. Mais rien n'arrive pour rien, et ce n'était pas le moment, peut-être pas la bonne vie. Un mal pour un bien, si ça s'trouve. On enterre la hache d'une guerre qui n'a jamais eu lieu d'être, et on continue.

When you get older, plainer, saner
Will you remember all the danger we came from?
Burning like embers, falling, tender
Longing for the days of no surrender
Years ago
And will you know?

So smoke 'em if you got 'em
Cause it's going down
All I ever wanted was you
Let's take a drink of heaven
This can turn around
Let's raise a glass
Or two

To all the things I've lost on you.

 Sans rancune vieux démon.

On s'offre dans un soupir de soulagement aux bras de son sorcier scorpion. Mais lui aussi s'en va, c'est la période, il faut tout revoir. Il faut se séparer encore et toujours, mais mon âme vagabonde s'y accommode et cherche un ailleurs. Ailleurs n'est pas toujours aussi loin que l'on pourrait se figurer. Ailleurs, c'était en face, dans ce bar aux allures mystiques et envoutantes, où la divine absinthe coule à flots. Presque chaque soir, elle m'a réchauffé le cœur et libéré l'esprit de tout ensorcellement. "Pont-levis", ce shooter magnifique constitué de vodka, et de ce merveilleux élixir flambé sur une délicieuse tranche de citron. Et mes yeux plongés dans ceux d'un homme, oui. Un homme silencieux, que j'observais depuis plus d'un mois, ma petite proie insolente. Chaque soir, j'y retournais dans l'espoir de le voir dans le reflet de mon verre. Et chaque soir, il m'y attendait, l'air de rien, m'observant lui aussi, se rapprochant peu à peu.
Alors, il y a une semaine, lorsqu'il m'a embrassée sous la pluie, je me suis surprise à me sentir effroyablement bien. Ce verseau est une lumière, mes amis. Une absinthe au creux de ses bras, le bar ferme, l'on a que la rue à traverser pour être chez moi mais l'on traîne sur le trottoir mouillé des heures, il n'y a plus de temps, plus rien d'autre ne compte que la douceur de ses baisers et les croche-pieds au passants.

" Elle l'oublie complètement, aussi mystérieusement qu'en écoutant une messe de Bach on oublie que Dieu n'éxiste pas."



 Et la roue se mit brusquement à tourner, pas rond, certes, mais elle a tourné. Éprit, il ne peut à présent s'empêcher de me rejoindre, de venir m'observer de loin au comptoir du nouveau bar de nuit où je travaille, il s'en va sans me dire au revoir, et lorsque je sors, vers 5h du matin, il est la, à ma porte, sous la pluie depuis des heures.
Alors, alors, c'est absurde et risqué, je le sais bien.
Luxure, longues discussions, bagarre et fou-rires. Je ne me suis pas sentie aussi bien depuis des années, que dis-je, des millénaires. Alors je m'en fous, je pars à l'aventure quoi que mon Chaman en pense, je vois bien qu'il est jaloux. Mais mes amis l'adorent et confirment mes choix.
Bien sûr, c'est peut-être -et probablement- un connard comme les autres. Mais si ça s'trouve, il est réellement top, et puis ça vaut le coup d'essayer, et puis je n'arrive pas à faire autrement, j'suis tombée sous son charme. Et puis si à peine les fondations posées tout s'écroule, cela fera une histoire de plus à vous raconter. Amoureuse? Vous pensez bien que c'est impensable, bien trop tôt. Puis serait-ce possible d'aimer vraiment à nouveau? Je veux dire, aimer à en mourir? Pas sûre d’être certaine d'en avoir envie. Non, mais, je l'adore, ce qui est déjà remarquable.
Si l'on me l'avait prédit, je n'y aurais jamais cru, mais voilà, je me retire du marché avec plaisir. On dirait bien que je suis en couple avec un verseau au sacré potentiel, et bordel, c'est assez génial!





 " J'ai dit au long fruit d'or
Mais tu n'es qu'une poire.
Un jour au fond d'un vallon
Un serpent piqua Jean  Fréron. 
Que croyez-vous qu'il arriva? 
Ce fut le serpent qui creva."
 

Puisse la roue ne pas retourner tout de suite, et me laisser profiter encore de ce bien-être.
"Bonjour la vie..!"

 & Merci.


" A certains moments de notre vie, notre propre lumière s'éteint et se rallume par l'étincelle d'une autre personne. Chacun de nous a des raisons d'éprouver une profonde gratitude pour ceux qui ont rallumé la flamme en nous."



mardi 9 août 2016

“Qui sème l'illusion récolte la souffrance.”



- Is this the real life, or is this just fantasy?
- Tu n'étais pas objective.
- Il mourra lui aussi, hein? Je t'en prie, promets moi qu'il souffrira.
- Il souffre déjà sans le savoir, et malheureusement, il ne mourra pas.
- Et en quelle honneur, à quelle heure?
- En l'honneur que ce qui est déjà mort ne saurait mourir.
- Se peut-il alors que Sheitan ne m'ai jamais aimée, ne serait-ce qu'une seconde?
- Te rends-tu seulement compte de l'absurdité de cette question? Il n'est qu'un simple fanatique, à des années-lumières du grand Lucifer.


 

Aux voix qui débattent dans mon crâne, à travers ce désert de joie, Ô souffrance incommensurable, bonsoir. André Malraux a écrit un jour, La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne, et il ne dit pas que des conneries. J'avais pas spécialement envie d'écrire, tu sais. D'ailleurs j'ai pas spécialement envie de quoi que ce soit. Je suis épuisée. Je passe mes nuits à attendre en vain le sommeil, et lorsqu'à bout de force, mes yeux roulent enfin sous mes paupières, mon réveil sonne et je dois repartir travailler. Les aliments que je chérissaient tant autrefois n'ont plus qu'un goût de cendres. Dans ma peine, l'arrivée d'un Chaman scorpion ascendant scorpion. Mais, j'ai peur de parler de lui, je n'ai jamais rencontré d'être aussi puissant auparavant et cela me rassure autant que cela m’effraie. Il fait des rituels basés sur le 48. J'en parlerai un autre soir de solitude, si je parviens à trouver un autre soir de disponible puisque je n'ai en ce moment le temps de rien tant mon nouveau job m'envahit. Un mal pour un bien, puisqu'ainsi il y a de rares moments où je parviens presque à oublier que je suis en train de mourir. J'bouffe du xanax, du lexomil, du prazépam, et du stilnox. Rien ne m'endort tu sais. Le mal me bouffe de l'intérieur et je crois qu'il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre que cela passe. "On t'avait prévenue." Oui mais vous savez quoi, je vous emmerde autant que je vous aime, chers amis. Oh non, personne ne saurait trouver les mots approprié à mes maux. Excusez-moi d'avoir eu un soupçon d'espoir dans ma vie. Si l'espoir fait vivre certains, il fut pour moi assassin. Quand je pense à tout ce que j'ai sacrifié en son nom, balivernes. Un à un, les grains s'ajoutent aux grains et forment un petit tas, l'impossible tas. 



J'ai une nouvelle colocataire, une araignée figurez-vous, logée au plafond de mes toilettes depuis maintenant une semaine, ou deux, p'tet bien trois. Elle me dit qu'elle s'appelle Marie, j'ai du mal à la croire. A force de lutter contre mes peurs, ma réalité n'a plus aucun sens. J'en ai tuée une ce matin, une grosse araignée orange bizarre qui m'est tombée dessus dans ma propre salle de bain. Araignée du matin chagrin? Sérieusement? Bim! Le chagrin écrasé à coup de godasse! C'est bien la première fois que j'arrive à tuer un truc à huit pattes, et sans vomir, incroyable. Tu sais je passe chaque instant à retenir mes larmes et ça m'esquinte à petit feu. Seule chose positive, je me sens enfin libre. Libérée malgré moi de l'emprise d'un vulgaire démon, mon cœur libéré par son suicide involontaire. Que de mots légers en comparaison de la profondeur de ma peine, que dis-je, de ma déception. Croyez-moi, un démon vous possède, jamais l'inverse. Et j'ai surestimé les capacités de celui-ci. Qui ne vaut guère mieux que tous ces démons incapables que l'on trouve dans chaque ruelle sombre. J'avais dit que je ne tuerai plus d'araignées bordel, au nom de la Vie,  la maîtrise de mon instinct en offrande, au service de l'Univers. Je n'ai pas tenu parole, la Lumière m'en pardonne puisqu'elle est là pour ça. Si j'ai soudainement retourné ma veste et blasphémé mes propres dires, offense à la Valeur en personne, voyez ça avec mon ascendant. Puis j'voudrais savoir quoi vous dire pour avoir quelque chose à effacer. Mais je me souviens. Je me souviens de tout, de plus encore. M'a traversé l'esprit qu'il n'était pas coupable, seulement esclave de lui même, mais l'on peut lutter contre sa nature et je le prouve en laissant couler. Non, je ne me vengerai pas, je n'utiliserai ni magie ni violence, ni manipulation pour détruire sa vie. C'est con mais l'on se dit toujours que les amours meurent et que les amitiés perdurent. Conneries aussi, l'amitié commence par un minimum de respect, ce qu'il ne possède dans aucune dimension. Puis tout meurt, sauf les licornes bien évidement. Bref. Ecrire ce soir, pour rendre réel ce qui ne l'a jamais été, bienvenue dans ma vie. Toutes ces années perdues à rêver, et si je me droguais moins je me serais probablement souvenue du prix que ça coûte, de s'attacher aux yeux clairs d'un démon. Marie, passe devant et protège moi du mal qui me submerge, je suis fatiguée de ces coups d'épée dans l'eau.


Alors, en bonne élève, j'accepterai la naïveté de ce cœur meurtrit encore une fois. Palpitant pendu à nouveau aux fils électriques de sa pureté. Que le Diable brûle mes entrailles, déchire chacun de mes organes, perce de ses griffes ardentes chacune des putains de particules qui me constituent. Encore une fois, je renaîtrai de mes cendres, tel un majestueux Phoenix, et déploierai mes ailes abîmées à travers cette épaisse fumée noire. Je lutte et lutterai pour survivre et noyer de lumière vos âmes nauséabondes. La roue tournera, et chacun payera ses effronteries maléfiques aussi sûrement que je paye les miennes. Alors, lorsque tu seras à terre, toi, toi que j'ai aimé au-delà du concevable, alors, je m'efforcerai de retenir un large sourire. Tu ne sais pas ce que tu perds lorsque tu crois vaincre, pauvre démon. Le Diable ne sera pas là pour te tenir la main quand l'heure de ta déchéance sonnera. Tu périras au creux d'un cercle vicieux infernal dont tu seras le seul auteur. Seul, n'as-tu pas toujours été seul?
Bon, j'suis scorpion bordel, j'vais quand même pas crever parce que ce qui me donnait envie de vivre est réduit à néant! Je suis bien trop absurde pour ce genre de conneries. Un connard de plus, voilà tout, suffit de se faire une raison, t'es trop vieille pour te torturer, vieille folle. Puis s'il veut ses sous, j'les lui filerai au Pérou, hein.


"Un départ sans un mot, c'est pire qu'un abandon, le silence est une trahison."



I started a joke, which started the whole world crying,
But I didn't see that the joke was on me, oh no.
I started to cry, which started the whole world laughing,
Oh, if I'd only seen that the joke was on me.

I looked at the skies, running my hands over my eyes,
And I fell out of bed, hurting my head from things that I'd said.
Til I finally died, which started the whole world living,
Oh, if I'd only seen that the joke was on me.


Ce soir, après l'avoir pensé, puis dit, puis ressenti, je vais l'écrire noir sur blanc et par ce biais cela prendra enfin effet (et parce qu'à cette idée, masochiste, je ne peux m’empêcher de sourire devant l'Absurde immense qui résume mon entière existence).


Des jours que ça me démange, que j'ai ce putain de sourire de dépression qui me gratte partout tout le temps, et je vais le faire, pour mon bien, et mon cœur stupide couvre mes joues de solution saline, me lance un ultime appel au secours, faible, il me supplie d'y repenser, avant de lui mettre fin par cette sentence irrémédiable. Mais d'où vient de courage dément? Même détruit il reste pur, c'est dingue, aussi joli que triste, si l'on prend la peine d'admirer la sienne. Et s'il y avait une autre raison, une de celles qui sont cachées derrière les raisons? Faut-il qu'il n'y ait que fatalité? C'est pour ton bien mon ange, que je te retire tout pouvoir. Plus de flagellations, plus d’excuses. Meurs, libère toi. Va, cours, vole, et nous venge par ton sacrifice.




Babe don't try to call
 My heart is ticking and the show, just won't wait
It's strange, you couldn't see it my way, 
Hey now go
 I pray for you to fall 
The spark, has died and now you're just too late
A shame, you're knocking at the wrong gate, 
Hey go home 

Come what may, I won't give away 

 My love, diamond rings and Chevrolets 
My love, aces high and cigarettes 
My love, faking all like Hollywood 
My love, love, love 

No way you'll see me crawl 
Like a shark I'll be ripping you apart, and celebrate
With lots of champagne, you caught me on the wrong day, 
Now you know 

Come what may, I won't give away 

My love, see me dancing in the rain 
My love, no more whiskey and cocaine 
My love, ending all forbidden fruit 
My love, love, love 

 Ashes to ashes, dust to dust 
No you can't amuse me, so leave you must 
Ashes to ashes, dust to dust 
If the spell won't kill you, your ego does 

My love, diamond rings and Chevrolets 
My love, no more tears and no regrets 
My love, time to lay the man to rest 
My love, love, love




Ô Humanité, Ô Monde, Ô Sheitan, Ô Lumières, Ô Univers, Ô tout ce qui est, ainsi qu'à tout ce qui n'est pas, voici une déclaration -aussi improbable dans la 48ème dimension où je réside qu'officielle- :

Mon ami imaginaire n'existe plus. 

 
I was slippin' into darkness
When they took my friend away
I was slippin' into darkness
When they took, when they took my friend away

He know he loves to drink good whiskey
While Laughing at the moon

Slippin' into darkness
Take my mind beyond the dreams
I was slippin' into darkness
Take my mind beyond the dreams

Where I talk to my brother
Who never said their name

Slippin' into darkness
All my trouble so I choose
I was slippin' into darkness
All my trouble so I choose

Pretty soon you gonna pay



vendredi 15 juillet 2016

"Absurde, il n'y a que toi qui soit pur."



I got something in my head
Something sleeping in my head
That I don't wanna wake up, you see
Something in my head
And my lazy little body isn't ready yet
To set it free
"Well it's some kind of hibernation
Who will ever force me out ?
With a polar bear up there
How am I gonna travel light-it ?"

I got something in my head
Like a lion in a cage
Starving wild- and I've ran out of meat
Something in my head
Something crawling like a snake
In my bed- made me rip off my sheets
Well it's an awkward situation
Trying to fight the jungle alone
But I gotta make my way through
If I wanna travel light



Lately I've been walking away
Floating like a song in the air
Lately I've been trailing away
I've been walking my way
I was standing on the edge
Of a mountain of clay
And I got tired of wading through the mud
So I jumped to hit the ground
It was firm yeah it was hard
But I stood proudly up with my pain

Now I don't care about the scratches
No one followed me this far
Broken bones but empty head
I made it on my own this far
Lately I've been walking away
Floating like a song in the air
Lately I've been trailing away

I've been walking my way

00h48, écrire pour ne pas attendre. Un pied sur deux planté sur Terre ce soir, me permet de garder non sans efforts un certain équilibre. J'me suis remise au café et c'était stupide, mes nerfs tremblent et il en profite, il me tanne. Ô joli scorpion, rejoins-moi ce soir, je dois au plus vite repousser mes pensées Sheitaniques. Ta bouteille de Jägermeister placée près de celle de Diplomatico, métaphore flagrante de mes conflits spirituels. Un ange passe, mes désirs s'entassent, & Sheitan grimace à l'idée que tu m'enlaces. Ma vieille carcasse ne tient plus en place. L'Univers nous dépasse, moi & mes désirs voraces. L'envie que ses rayons m'embrassent comme de quelques traces. Mon âme se décrasse, face au miroir,  reflète l'audace de refaire surface. "Spank my ass!". Ok, on s'éparpille. M'enfin bon quand on dit qu'on vient, on vient et puis c'est tout. Ou bien l'on prévient, un petit "Mets-la toi derrière l'oreille, ta teub imaginaire" ou un simple "Go to Hell" aurait été le bienvenu. Pas de réponse, l'histoire d'une vie! M'enfin, allez donc tenir en laisse un arthropode! Il faudrait bien du courage, et je suis fatigay. Non tiens, je me mens à moi-même, je suis en pleine forme ce soir. Comme quoi on n'peut faire confiance à personne.




Quand je pense qu'Il a été jusqu'à ramener le plus tentant de ses démons sous mon toit, je prendrais presque cela comme un compliment si je ne faisais pas attention à ne pas me vanter de ses clins d’œil. Bon du coup, j'me suis pas mal cognée aujourd'hui, mais malgré la mauvaise intention, merci tout de même pour cette délicieuse attention.
C'est le bordel, mais c'est cool.

J'ai une de ses envies de mordre, mes aïeux. J'voudrais planter mes crocs dans vos muscles, vous injecter le venin qui parcourt mes veines insolentes. Là, maintenant, tout de suite.
 Mon royaume pour de la chair fraiche !

 L'humain est dingue, lui, les autres et même toi. J'supporte plus les gens qui se plaignent alors qu'ils tiennent entre leurs doigts ce qui ferait le bonheur d'une majorité de vivants -il est évident que je ne ne peux estimer ce qui rendrait un mort heureux-, qu'on les immole de ne pas voir leur chance, ces païens qui possèdent amour et richesse! Pendant ce temps là, moi j'me traine une version bêta de ma propre existence, junkie lassée de quelques démos rêve d'un jeu complet.
Tourne en boucle dans mon crâne, Heathens de Twenty One Pilots. 

It takes a crane to build a crane
It takes two floors to make a story
It takes an egg to make a hen
It takes a hen to make an egg
There is no end to what I'm saying

It takes a thought to make a word
And it takes some words to make an action
It takes some work to make it work
It takes some good to make it hurt
It takes some bad for satisfaction

It takes a night to make it dawn
And it takes a day to make you yawn brother
And it takes some old to make you young
It takes some cold to know the sun
It takes the one to have the other

And it takes no time to fall in love
But it takes you years to know what love is
It takes some fears to make you trust
It takes those tears to make it rust
It takes the dust to have it polished

Ha la la la la la la life is wonderful
Ah la la la la la la life goes full circle
Ah la la la la la la life is so full of
Ah la la la la la la life is so rough
Ah la la la la la la life is wonderful
Ah la la la la la la life goes full circle
Ah la la la la la la life is our love
Ah la la la la la

It takes some silence to make sound
It takes a loss before you found it
And it takes a road to go nowhere
It takes a toll to make you care
It takes a hole to make a mountain

Ah la la la la la la life is wonderful
Ah la la la la la la life goes full circle
Ha la la la la la life is wonderful
Ha la la la la la life is meaningful
Ha la la la la la life is wonderful
Ha la la la la la life it is...so...
It is so wonderful
It is meaningful
It goes full circle

Wonderful
Meaningful
Full circle

dimanche 10 juillet 2016

"C'est quand même bizarre, qu'on soit à l'intérieur de nous comme ça. On est dans notre corps et pas dans celui de quelqu'un d'autre : toi par exemple, bah t'es dans ton corps, et c'est déjà fou non ?"




 Ma vie je sais, elle commence par « z »
Ma vie je sais, c'est sur la pente raide
Depuis le temps qu'je suis sur un banc
A r'garder défiler les gens
A fumer des cigarettes
Depuis le temps ça m'inquiète

C'est quand, c'est quand
Qu'on sera heureux nous deux
C'est quand, c'est quand
Que je serai deux
C'est quand, c'est quand
C'est con mais ça passe
  Ça passe le temps

Dans mon nuage de fumée
J'arrive plus trop à m' situer
Dans mon nuage, enfumée
J'y perds, je perds toutes mes clés

C'est quand, c'est quand
Que j'ai plus vingt ans
Allongée dans tes deux bras blancs
C'est quand, c'est quand
C'est quand, c'est quand
Que je remonte le temps

C'est quand, c'est quand
Que je serai blonde
Y' aura d' l'amour, y'aura du monde
C'est quand, c'est quand
C'est quand, c'est quand
Qu'ils s'arrêteront les gens ?

Quand je serai une fille organisée
Je saurai me réveiller
Je retrouv'rai mes clefs
Gauche, droite, rompez
J'sais plus où j' vais

C'est quand, c'est quand
Que je s'rai moins emmêlée ?
C'est quand, c'est quand
Qu'je saurai faire mes lacets ?
C'est con, c'est quand
C'est con, c'est quand
C'est conséquent, moi j'vais tomber

Allongée dans l'herbe de l'été
J'regarde une mouche voler, voler
  Ça m'fait loucher
Je sens plus mes pieds
Dans l'herbe de l'été
J'ai plus qu'à me laisser porter

Allongée dans l'herbe de l'été
La clope au bec
J' me sens dopée mais

Dans mon nuage, enfumée
Je vois un type, il me plait
Il me demande pas
"C'est quand?"

Il veut juste un peu de mon temps
C'est charmant


Et en une fraction de seconde, mon âme rebascula dans l'indescriptible Equilibre. Paf, comme ça, d'un coup du destin, d'un coup d'aile, d'un coup de rein l'air de rien. La vie est complétement givrée, et nous avec. Après le passage de mon amant Scorpion, c'est cette vie entière que je relativise à nouveau. Prenant comme à son habitude un malin plaisir à dévorer mon Sheitan pour m'injecter ses rayons éblouissants... Un bain de Lumière inattendu, incroyable.



Alors Belzébuth, mon amour, je me détache à nouveaux de tes bras ardents. Alors Lumière, que j'ai quelque peu insultée ces derniers temps, je me vois forcée de te remercier. Je ne peux qu'admirer ta capacité à me pardonner, une fois de plus. Et me revoilà dans la grande course de l'Univers. Vingt-quatre heures dans les bras de cet envoyé spécial et tout se dénoue. Le service obsèques? Ils ont trouvé quelqu'un, premier démon en moins. Le restaurant qui m'attirait avec ce manager sexy? Embauchée en extra à ses côtés, muahaha. Nouvelle proie, ce petit balance qui fait plus que ses 22ans avec ses airs de rockeur anglais. Probablement un membre de la famille vu ses jolies cernes.

Ce soir, Sheitan -qui tente encore et toujours de me tenter- m'a tendu un joli piège, en m'offrant la possibilité de revoir mon scorpion ce soir. Bien joué, je suis à deux doigts de céder! Mais il en est hors de question. J'veux plus que ça, plus que la luxure, je veux l'Equilibre, symbiose de tous plaisirs confondus! Alors j'suis une grande malade, j'ai refusé. Passez une nuit avec un scorpion un jour, et vous comprendrez qu'il est presque impossible de fermer l’œil, si vous êtes vous-même scorpion, n'y songez même pas. Demain, j’embauche à 16h, c’est bien trop risqué. Alors, je me shoote avec le souvenir encore frais de son passage, en recrachant une épaisse fumée blanche. Demain? Je ne résisterai pas deux fois, et replongerai dans les profondeurs de sa sorcellerie. Repos du guerrier après une rude journée. Ensuite, il me faudra espacer nos visites ou nous ne pourrons plus nous passer l'un de l'autre, ce qui serait entre deux scorpions, tout ou rien, rêve cosmique ou véritable cauchemar. Tu me vois accepter sa proposition et le suivre en Belgique sur un coup de tête? Non, je n'crois pas, en parti grâce aux chats. On va faire comme l'on a toujours fait, espacer.




 Ce matin au réveil
Quand je me suis retournée
Quelle fut pas ma surprise, c'est sur toi que je suis tombée

Moi qui voulais pas sortir
Y'a des jours comme ça
Moi qui voulais juste dormir et maintenant t'es là

Chut ne dis rien
Reste encore mystérieux
Chut ne bouges pas
Je suis si bien dans tes yeux

Quelle heure, et quel jour on est?
J'oublie... Toujours...
Est-ce l'hiver, est-ce l'été?
Je m'en rappelle jamais
Comment on s'est r'trouvés là?
Laisse-moi le deviner
Pour une fois que j't'attendais pas, et maintenant ça y est

Je suis une femme dangereuse
Vraiment infréquentable
Je suis une femme amoureuse
Vraiment incontrôlable

Chut ne dis rien
Reste encore dans mon lit
Chut ne bouges pas
Tu t'appelles Chéri 
Et dans tes bras, je suis bien
Oui ne dis rien
Laisse moi me réveiller
Chut ne bouges pas
Laisse moi encore rêver
Sh...

 
Bordel ce que je peux m'enfumer la tronche lorsque je me promène dans l'Equilibre, peur et angoisse annihilées par l'intention, un pur délice. Je me demande si tu as conscience d'à côté de quoi tu passes à ne pas faire de moi ta priorité, parce que c'est vraiment fou. Mon âme libère mon cœur de ses ronces et mes yeux redécouvrent les couleurs de la liberté.
 Reprise du travail et de la débauche, défoncée mais terre-à-terre, équilibre sur-mesure.


Sac de daim ouvert en grand
Cheveux coiffés n'importe comment
Pourquoi j'enfuis pourquoi j'm'en fous
Je marche même pas dans les clous
Pourquoi j'm'arrête
Le ciel est lourd
Mes yeux fixes regardent dans nulle part
Pourquoi je vais jamais nulle part
Pourquoi j'm'arrête
Pourquoi j'm'inquiète
Le ciel est lourd

Pourquoi j'ai pas mes lunettes noires
Dans un très beau fauteuil en cuir
Je serais pas là à m'évanouir
Pourquoi pourquoi
Pourquoi j'ai pas mes lunettes noires
Je serais pas là à m'enfuir
Mes lunettes noires, ma belle Jaguar
Et je serais peinard

Dans mon cinéma permanent
Du grand, du vrai cynique qui ment
Pourquoi je reste sur le trottoir
J'vois des bateaux mais j'vais nulle part
Pourquoi pourquoi
Pourquoi je rentre pas chez moi
Chez moi c'est tout petit et c'est froid
Alors avant d'allumer le gaz
J'allume la télé mais ca m'rase

Pourquoi chuis pas Reine d'Angleterre
Sur mon beau bateau vers la mer
Pourquoi j'peux pas boire du thé
Dans des petites cuillères dorées
Pourquoi j'peux pas d'un coup d'soupir
Un verre de blanc un peu moins d'vent
Pourquoi j'peux pas
Tu vois c'que j'veux dire

Etre la reine dans mon royaume

Pourquoi j'ai renversé c'plateau
Pourquoi j'garde jamais un boulot
Parce que j'veux tout sur un plateau
Pourquoi pourquoi
Parce que chuis la reine d'Angleterre
Qui attend son prince charmant
Parce que je suis la reine si je veux
Et si tu l'vois pas c'est vraiment
Que t'as d'la merde dans les yeux
Dans les deux

Parce que moi, moi je bois du thé dans des petites cuillères dorées
Parce que moi, moi d'un coup d'soupir
Un verre de blanc, un peu moins d'vent
Tu vois c'que j'veux dire





lundi 4 juillet 2016

“Reality is merely an illusion, albeit a very persistent one.”



- Et si pour changer, tu prenais le temps de regarder la réalité en face au lieu de passer la journée à l'ignorer devant une série dont tu vas encore siffler les saisons en trois jours?
- Et si pour changer, tu t'abstenais de donner ton avis?


Calm down
Deep breaths
And get yourself dressed instead
Of running around
And pulling all your threads saying
Breaking yourself up
If it's a broken part, replace it
If it's a broken
Arm then brace it
If it's a broken heart then face it

Hold your own
Know your own name
And go your own way
And everything will be fine

Are the details in the fabric?
Are the things that make you panic?
Are your thoughts results of static cling ?
Are the things that make you blow?


Bonsoir, ou plutôt bonjour, enfin, chacun son point de vue, j'imagine.
En face, bien. Bien, bien, c'est très bien. Qu'a t-on de nouveau au pays des barjots...
Boulot. J'sors d'un entretien pour travailler au service obsèques, alors je pense tout de même être relativement bien placée pour distinguer ce qui est bien de ce qui ne l'est pas, right? So... Ouais je pense en Anglais à force de passer mes soirées devant des séries Américaines, c'est un problème? Fine. Donc, entretien réussi, suspens pour la suite.
Amis. Deux nouveaux arrivés dans ma Unicorn-cave -je ne vois pas pourquoi seulement Batman aurait droit à un QG qui claque-, Minus & Cortex, deux adorables souris blanches volées par ma Scorpionne d'amour dans le laboratoire où elle travaille. Incroyable divertissement pour les gros chatons et moi-même qui pouvons passer des heures à observer leurs petites frimousses désinvoltes.
Amour(s). La vérité, rien que la vérité? Mon cœur est envahit par une sorte de trou noir qui pourrait bien menacer d'aspirer un à un chacun des organes qui tentent de se maintenir en orbite, satellites désorientés si je n'avais pas un self-control incroyable. Impossible pour le moment d'avancer puisque le seul prétendant qui pourrait faire basculer la tendance et me faire songer à autre chose est au Vietnam. M'enfin j'imagine que je le garde seulement au nom du doute et en roue de secours puisqu'on dirait bien que malgré mes innombrables qualités, je suis une enfoirée. Puis aussi peut-être parce que j'ai un sacré problème avec les Béliers mais nous règlerons ça plus tard, probablement en hôpital psychiatrique. Oh, j'allais oublier, j'ai un nouvel amour imaginaire! (On ne les compte plus et on vous emmerde, moi, et tous mes fantasmes). Laissez-moi vous présenter Darin Brooks, Gémeaux au sex-appeal incroyable que je vais épouser prochainement, dans ma tête. 






Réalité. Faut-il qu'il n'y en ait qu'une? C'est déprimant, mais bon, admettons. Plus un rond, solitude forcée mais moins désagréable que je ne l'aurais prédit, quelques perspectives de job plutôt réjouissantes, amours en suspension, permis raté mais je n'avais qu'à ne pas retourner chez Sheitan. 
Objectifs & désirs. Du pognon, vite. Du sexe aussi, encore plus vite. Là tout de suite? Une envie voluptueuse, me blottir dans les bras de mon ami imaginaire tout en recrachant les doux bienfaits de cette bonne vieille ganja. Ne plus calculer, ne plus penser, n'avoir plus d'autre conscience que celle de nos souffles se mêlant aux nuages de fumée. 
Horoscope du jour. Promet une journée merveilleuse où mes désirs seront réalité. Si pour une fois il pouvait dire vrai, ça ne serait pas du luxe. 



En attendant, je vais me retenir le plus longtemps possible. Me retenir de manger du prazepam, me retenir de me rouler un joint, et surtout me retenir de te dire qu'il suffirait que tu passes me voir pour que ma vie soit momentanément géniale. Me retenir puisqu'il y a de fortes chances pour que je reste sans réponse, et par conséquent que je sois encore une fois ridicule. Puisqu'il se peut que je ne sois qu'un jouet, c'est ce qu'on me dit, et c'est possible. Ce qui ne me plaira pas éternellement, c'est certain. 
Mais, en attendant, j'aime t'imaginer le soir, bloqué par tes propres moyens, dans ta propre vie, pensant à moi et te retenant de tout foutre en l'air pour me rejoindre. J'aime t'imaginer souffrir sans moi, ce qui n'est pas très sympa, certes. Mais il n'y a malheureusement que devant la souffrance des autres que je parviens à vivre avec la mienne. En espérant que tu ne t'amuses pas avec mon âme, dans quel cas je me verrai dans l'obligation de détruire la tienne. Je n'y suis pour rien, je suis née en novembre, à l'heure du goûter.

Bref, le jour où mes envies seront accessibles, les lamas auront des ailes et m’emporteront à travers les Cieux. "La vérité est dans l'imaginaire", disait Ionesco, mais peut-on croire un sagittaire? Rarement.


Horreur sympathique

 

De ce ciel bizarre et livide,
Tourmenté comme ton destin,
Quels pensers dans ton âme vide
Descendent ? Réponds, libertin.

- Insatiablement avide
De l'obscur et de l'incertain,
Je ne geindrai pas comme Ovide
Chassé du paradis latin.

Cieux déchirés comme des grèves,
En vous se mire mon orgueil,
Vos vastes nuages en deuil

Sont les corbillards de mes rêves,
Et vos lueurs sont le reflet
De l'Enfer où mon cœur se plaît.


 Baudelaire, devinez-donc de quel signe il est, et osez nier le complot Celeste, mécréants!  


dimanche 26 juin 2016

Despair, Hangover & Ecstasy.




"Le résultat de la racine carrée ne peut pas s'arrondir, puisqu'elle est carrée."

00h48, alors me voilà, finalement. J'peux pas dormir, mes yeux écarquillés semblent si grands qu'on pourrait aisément penser qu'ils resteront ouverts à jamais. Interprète ça comme tu veux, c'est à prendre au sens propre. Ce soir, les faits l'emportent sur les métaphores, à mon plus ou moins grand dam. Se retenir pendant six incommensurables semaines -oxymores pour compenser- de regarder les derniers épisodes de Game Of Thrones pour éviter de nourrir une réalité anxiogène (mais il y en a-t-il une autre?), et décider aujourd'hui, d'affronter. Sadomasochiste, j'me les suis bouffée d'une traite, les six. No spoiler.
00h48, alors en esclave devant mes névroses, me voilà. Avec des visions de cadavres toutes les trois secondes, ce qui n'est pas complètement désagréable, certes.
Lecteurs imaginaires de soir, bonsoir! Tiens le 48 est bien la plus fidèle chose qui soit, et ce n'est pas faute d'avoir essayé de s'en débarrasser. Tenace, le gars. Je t'ai vu ce soir encore, te suis par passion mais, où allons-nous, au juste? Un indice? Le prend pas pour une demande Sheitan, même si j’apprécie l'attention, l'intention. Vous savez, beaucoup de personnes me trouvent saine d'esprit. Si, il y en a, quelques uns. Voilà qu'soudain mon cerveau vrille et je n'me rappelle plus. Quand je ne suis pas dans un état second, je crois que plus rien ne tourne rond. "T'es montée à l'envers!", dit mon troisième chaton. "Tant qu'on est montée!..", répond quelqu'un doté d'un esprit incroyable. Sheitan sort tout de suite de son corps. Non mais, quand je dis tout de suite, tu me connais, j'exagère toujours tout. J'voudrais pas te donner d'ordre et me vider "comme par hasard" dans la minute qui suit d'une bonne partie de mon sang. Même si je ne l'avais vraiment pas volé, c'est assumé, manipulatrice d'accord mais menteuse, (presque) jamais!
00h48, alors ben c'est sûr vu comme ça, je suis dingue. Je me demande si quelqu'un, quelque part, partage cette folie et ce regard sur l'Univers, je veux dire, exactement le même. Pour parvenir à trouver le sommeil depuis bientôt vingt-quatre ans, je m'en persuade. J'ai rêvé cet être si fort qu'il ne peut qu'être réel et rode, quelque part, qu'il fasse parti de ma vie actuelle ou non, ou bien peut-être existe-t-il à travers plusieurs d'entre-vous. Mais l'expérience a prouvé que tout ce qui me passe par l'esprit prend le risque de devenir réel alors *croisons les doigts!* J'aurais aimé un monde de licornes et d'extase, mais... je n'ai pas spécialement de fin à cette phrase. De manière générale, moi non plus.

 "La ligne droite ne l'étant pas, c'est une courbe tordue."



J'avais oublié comme après six heures -oui Sheitan ça en fait trois, c'est cadeau mon p'tit cornu- passées devant GoT, tout prend des proportions incroyables. Un groupe de gotiques hurlent à la mort des sortes de cris de guerre dans ma rue? Mon sang n'a fait qu'un tour et en deux secondes, j'étais à la fenêtre avec une lame. (Pour la défense de ce qu'il me reste d'honneur, les chats ont bondit vers l'agresseur en même temps que moi). Oui, vous pouvez souligner ma rapidité d'exécution.


L'heure tourne et d'une manière ou d'une autre, il va falloir comme tous les soirs que je m’assomme d'un vice pour m'endormir. A jeun, mon esprit est trop clair, j'y vois que dalle avec mes yeux bleus qui sont éblouis pour un rien. J'suis nyctalope. Tiens t'as vu, j'peux plus t'aimer sans que la lumière ne me le fasse payer en trempant dans le jus de pomme ma dernière feuille. Si tu crois que cela m'arrête, j'me coule une douille et on aura tous l'air très malins. Savez-vous seulement tous les deux que je serai toujours du côté du plus fort? Question d'bon sens. Que celui qui veut s'amuser de mon âme fasse ses preuves, en ce moment je suis relativement disponible.
Hop, thc-lexomil et on crée la danse de la méduse, bordel. Junkie style.


Rock'n'roll, Bitches ! 
 



We’re breaking promises we thought we could keep
We trigger avalanches unknowingly
We travel in and out, we take off, we land
We live in airports like we don't have a plan
This is a journey and we call it home,
And when it stops we’re feeling miserable, well


We’re breaking promises we thought we could keep
We trigger hurricanes unwillingly
It's our fault
When it all
Breaks into everyone's lives
What are we really to blame


It's like a pain in the chest
Despair, Hangover and Ecstasy
So many people around
We disappoint and let down

And though I'm trying my best
Despair, Hangover and Ecstasy

We’re breaking promises we thought we could keep
We trigger avalanches unknowingly, oh
We're not so different from convicts on the run
Freedom could kill us but we'd rather go home
This is a journey and we wanna go far
They say we're selfish but this plane is on fire

We’re breaking promises we wanted to keep
We trigger hurricanes unwillingly
It's our fault
When it all
Breaks into everyone's lives
Still we would do it again

It's like a pain in the chest
Despair, Hangover and Ecstasy
So many people around
We disappoint and let down
And though I'm trying my best 


Despair, Hangover and Ecstasy
Our only mission, our destiny.



-Gotta stay high all my life to forget I'm missing you.. ♫
- Ah non!
- Staying in my play pretend, Where the fun ain't got no end...
- Mais va te coucher vieille folle !

-Hou hou ... hou hou...♪